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À Paris, la diaspora algérienne se mobilise contre un nouveau mandat de Bouteflika

Des manifestants de la communauté algérienne manifestent à Paris en soutien au mouvement algérien contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika.
Des manifestants de la communauté algérienne manifestent à Paris en soutien au mouvement algérien contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika. Stephane de Sakutin, AFP

Des milliers de membres de la communauté algérienne ont manifesté dimanche à Paris contre un cinquième mandat d'Abdelaziz Bouteflika. La journée, dernier délai pour le dépôt des candidatures à la présidentielle, est cruciale pour les Algériens.

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En soutien au mouvement en Algérie contre un cinquième mandat du président Abdelaziz Bouteflika, des milliers membres de la communauté algérienne en France se sont rassemblés dimanche 3 mars en France.

Aux cris de "Algérie libre et démocratique", quelques 6 000 manifestants se sont rassemblés place de la République, 10 000 selon un des organisateurs. "Le peuple ne veut ni Bouteflika ni Saïd" ont-ils également scandé, en référence à Saïd Bouteflika, le frère du président.

Alors que le dossier de candidature à la présidentielle du 18 avril de l'actuel chef de l'État, hospitalisé en Suisse, doit être déposé dans les heures qui viennent, avant l'ultimatum de minuit, les orateurs criaient "leur révolte", appelaient à "l'État de droit et à la démocratie". "L'Algérie a rendez-vous avec l'Histoire", a affirmé l'un d'eux.

"Non au mandat de la honte, 20 ans ça suffit", proclamait une pancarte. Depuis 1962, date de son indépendance, "l'Algérie est gouvernée par les mêmes hommes, le même système. (...) L'Algérie est à plat, alors que c'est un pays potentiellement très riche. Que laisse-t-on aux générations futures ?", s'insurge un manifestant, Abderrahmane Hamirouche, un informaticien de 62 ans.

Samedi, le président Abdelaziz Bouteflika a remplacé son directeur de campagne, l'ancien Premier ministre Abdelmalek Sellal. Un signe qui démontre la volonté du président de maintenir sa candidature malgré les contestations de centaines de milliers d'Algériens.

>> À lire : Journée décisive pour la candidature contestée d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle

Un millier de personnes rassemblées à Marseille

D'autres manifestations ont lieu dans l'hexagone, notamment à Marseille. Ils étaient un millier, de tous âges, drapeau algérien sur les épaules pour beaucoup, à scander dans une ambiance bon enfant "citoyens ! citoyens !", porte d'Aix, sous l'Arc de Triomphe de Marseille, quartier historique de l'immigration algérienne.

"Je suis très fière" de la mobilisation, se réjouit Iptaa Handburg, 30 ans. "On veut qu'ils laissent la place aux jeunes. Si demain, ce pays n'est plus gouverné par des mafieux, je rentre !", lance ce médecin urgentiste, née en Suisse.

A 73 ans, Abderrahmane Mokrani se dit lui aussi "très fier car la peur a changé de camp". "Laïc à 100 %", il espère une nouvelle constitution et une "deuxième République en Algérie", libre, sociale, ouverte à tout le monde et à toutes les religions.

"Le pouvoir est soutenu par Macron. La France ne doit pas intervenir, on veut régler le problème entre nous", ajoute cet ancien étudiant en journalisme, commercial à Oran avant qu'il ne traverse la Méditerranée il y a deux ans.

Avec AFP

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