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Le chef de la diplomatie britannique en visite à Aden au Yémen

Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt et son homologue yéménite Khaled al-Yamani au palais présidentiel d'Aden, le 3 mars 2019.
Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt et son homologue yéménite Khaled al-Yamani au palais présidentiel d'Aden, le 3 mars 2019. Reuters

Jeremy Hunt, le ministre britannique des Affaires étrangères, a rencontré son homologue yéménite dimanche à Aden, pour discuter de la situation dans le pays deux mois après les accords de Stockholm pour une trêve dans les combats.

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Le chef de la diplomatie britannique Jeremy Hunt a effectué dimanche 3 mars une rare visite à Aden au Yémen, où il a évoqué avec des responsables du gouvernement du président Abd Rabbo Mansour Hadi les efforts pour rétablir la paix dans le pays.

Jeremy Hunt a indiqué sur Twitter être le premier ministre des Affaires étrangères occidental à visiter Aden (sud), depuis le début, en 2014, du conflit qui oppose les rebelles houthis, soutenus par l'Iran, au gouvernement yéménite, appuyé par une coalition menée par l'Arabie saoudite.

Le chef de la diplomatie britannique a rencontré, selon l'agence officielle Saba, son homologue yéménite Khaled al-Yamani et les deux vice-Premiers ministres  al-Kanbachi et Ahmed  l-Maysari.

L'entretien a été consacré, selon l'agence, à "l'examen de la situation au Yémen et des efforts internationaux pour rétablir la paix" dans le pays.

Rencontre avec un chef Houthi

Jeremy Hunt a indiqué sur Twitter avoir rencontré vendredi à Oman, au début de sa tournée dans la région du Golfe, un haut responsable des rebelles houthis, Mohammed Abdessalam.

Il a précisé avoir évoqué avec lui l'application des accords conclus en décembre en Suède, sous l'égide de l'ONU.

Ces accords portent notamment sur un cessez-le-feu dans la province de Hodeida (sud-ouest) et un redéploiement des rebelles et des forces du gouvernement pour faciliter l'entrée par voie maritime de l'aide humanitaire destinée à la population yéménite.

La trêve est globalement respectée mais le redéploiement des forces a pris du retard.

Pire crise humanitaire du monde

Samedi à Riyad, Jeremy Hunt a rencontré le président yéménite et le ministre saoudien des Affaires étrangères, Ibrahim al-Assaf ainsi que le ministre d'État saoudien aux Affaires étrangères Adel al-Jubeir.

Il a ensuite plaidé sur Twitter en faveur de l'application rapide de l'accord conclu en Suède.

"Il y a un manque de confiance", a-t-il déploré. "Cela prend trop de temps pour mettre en place [l'accord] de Stockholm mais personne n'a de meilleur plan, donc nous devons nous mettre au travail et mettre fin à cette crise."

Depuis 2015, le conflit au Yémen a provoqué ce que l'ONU décrit comme la pire crise humanitaire du monde, l'immense majorité de la population dépendant de l'aide internationale.

Selon l'Organisation mondiale de la santé, quelque 10 000 personnes, pour la plupart des civils, ont été tuées et plus de 60 000 ont été blessées dans les combats depuis 2015.

Avec AFP

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