Accéder au contenu principal

Algérie : nuit de protestation après la candidature officielle d'Abdelaziz Bouteflika

Manifestation à Alger contre la candidature à un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, le 1er mars 2019.
Manifestation à Alger contre la candidature à un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, le 1er mars 2019. Zohra Bensemra, Reuters

Quelques heures après l'officialisation de la candidature à un 5e mandat d'Abdelaziz Bouteflika, des centaines d'Algériens sont de nouveau descendus dans les rues d'Alger et d'autres villes dimanche soir pour protester.

PUBLICITÉ

"Non à un 5e mandat!". Dans le centre d'Alger et ailleurs en Algérie, dans la nuit du dimanche 3 au lundi 4 mars, des centaines de manifestants ont scandé le même slogan que lors des grandes mobilisations du 22 février et du 1er mars. Des manifestations nocturnes déclenchées par l'officialisation, quelques heures plus tôt, de la candidature d'Abdelaziz Bouteflika à un 5e mandat.

Le président algérien s'est engagé dimanche soir, dans une lettre, à ne pas terminer son mandat et à organiser une présidentielle anticipée, s'il était élu le 18 avril prochain. Mais le message n'a apparemment pas convaincu.

Dans le centre d'Alger, plusieurs centaines de jeunes ont défilé dans le calme, parfois en chantant. De nombreux véhicules, voitures et scooters ont aussi sillonné le centre-ville en klaxonant.

Un important dispositif policier s'est progressivement déployé dans la nuit dans le centre de la capitale, alors qu'aucun policier n'était visible au début des marches dans ce quartier, quadrillé ces derniers jours par un impressionnant dispositif sécuritaire.

D'autre marches nocturnes similaires ont eu lieu dans plusieurs autres villes du pays, selon le site d'information internet TSA (Tout sur l'Algérie), notamment à Jijel (250 km à l'est d'Alger), Boufarik (25 km au sud), Bouira et Guelma (82 et 350 km au sud-est).

À Béjaïa, en Kabylie, une région traditionnellement frondeuse, plusieurs centaines de jeunes se sont rassemblés devant le siège de la wilaya (préfecture) aux cris de : "Vous voulez la guerre ? On est là !", ont raconté des habitants à l'AFP.

La prochaine grande journée de mobilisation est prévue le 8 mars.

Avec AFP et Reuters

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.