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Le détenu radicalisé de la prison d'Alençon a été maîtrisé

Le centre pénitentiaire d'Alençon, le 12 mars 2018.
Le centre pénitentiaire d'Alençon, le 12 mars 2018. Jean-François Monier, AFP

Le détenu radicalisé qui a poignardé mardi matin deux surveillants à la prison de haute sécurité de Condé-sur-Sarthe (Orne)a été interpellé mardi par le RAID. Sa compagne, avec qui il était retranché, est décédée.

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Un détenu radicalisé qui se trouvait mardi 5 mars dans la matinée à l'unité de vie familiale du centre pénitentiaire de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon, a blessé grièvement deux surveillants avec un couteau avant de se retrancher avec sa compagne dans l'unité. Il a finalement été maîtrisé par le Raid en début de soirée.

"Le détenu et sa compagne ont été interpellés par le RAID", a annoncé le ministre de l'Intérieur Christophe Castaner sur Twitter.

Ils ont été blessés lors de l'opération, ont indiqué des sources concordantes. Selon des sources concordantes, la femme du détenu est décédée.

Le détenu était retranché depuis près de dix heures dans l'unité de vie familiale de la prison avec sa compagne qui a également été appréhendée à l'issue de l'assaut donné par les forces d'élites de la police nationale.

L'attaque, qui s'est produite en début de matinée, avait été qualifiée de "terroriste" dès la mi-journée par la ministre de la Justice Nicole Belloubet. Le détenu a affirmé "vouloir venger" l'auteur de l'attentat du marché de Noël de Strasbourg, a annoncé mardi soir le procureur de la République de Paris.

"Il est ressorti très vite des premiers témoignages que le détenu, en se jetant sur les surveillants pénitentiaires avait crié Allah Akbar, qu'il disait vouloir venger Chérif Chekatt, l'individu mis en cause dans l'attentat commis à Strasbourg le 12 décembre 2018", a indiqué Rémy Heitz lors d'un point-presse sur place.

Le parquet antiterroriste de Paris s'est immédiatement saisi du dossier et les équipes régionales d'intervention et de sécurité (Eris) de Rennes et le RAID, unité d'élite de la police nationale, avaient été dépêchés au centre pénitentiaire.

"Radicalisé en prison"

"Lors de l'attaque, le détenu a crié 'Allahou Akbar' […] c'est un homme qui s'est converti à l'islam en 2010", selon notre journaliste Karim Hakiki. Le RAID est en route pour la prison, a-t-il ajouté.

Les deux surveillants âgés d'une trentaine d'années ont été hospitalisés mais leurs jours ne sont pas en danger, a précisé Alassanne Sall, délégué FO de la prison, dénonçant une "attaque terroriste". Une source policière a confirmé que le détenu de 27 ans est considéré comme "radicalisé en prison".

Il n'était cependant pas détenu dans le quartier pour radicalisé ouvert dans cette prison en septembre, selon FO. 

Avec AFP

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