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Européennes: réactions politiques à la tribune de Macron

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Paris (AFP)

Réactions politiques à la publication lundi d'une tribune d'Emmanuel Macron sur la "renaissance européenne" diffusée dans les 28 pays membres et adressée aux citoyens du continent.

- Benjamin Griveaux, porte-parole du gouvernement : "C'est un programme pour l'Europe avant d'être un programme de campagne. L'Europe, elle a été cet espace où on a bâti la paix, la prospérité pendant de nombreuses décennies, elle ne l'est plus, il faut que l'on renoue avec ce fil de l'histoire. A un peu moins de 3 mois des élections européennes, il est normal que le président de la République a décidé de s'adresser à tous les citoyens d'Europe dans la presse européenne et qu'il fixe un cap". (France 2)

- Richard Ferrand, président LREM de l'Assemblée nationale : "Emmanuel Macron donne le chemin, il donne les propositions, il porte tout ce que la France veut pour l'Europe et ensuite, bien entendu, il va falloir constituer une équipe, mais ça c'est le rôle du mouvement la République en marche. Il faut constituer une équipe de France qui incarne, qui crédibilise ce que le président de la République a mis sur la table." (Europe 1)

- François-Xavier Bellamy, tête de liste LR aux élections européennes: "Frappé de voir à quel point Macron infléchit son discours sur l'Europe, derrière les mots il y a les actes. A aucun moment Macron dit qu'il faut mettre un terme à l'immigration rapide. Quelle est sa véritable vision de l'Europe ?" (France Inter)

- Bruno Retailleau, chef de file des sénateurs LR: "Pour rassembler les Européens, encore faudrait-il ne pas les diviser inutilement en installant ce faux clivage entre les progressistes et les nationalistes". (communiqué)

- Nicolas Dupont-Aignan, président de Debout la France : "Il ment car il promet le contraire de ses actes. Comment Emmanuel Macron peut-il prétendre vouloir (protéger notre continent) quand les mesures qu?il propose encouragent la submersion migratoire par une uniformisation des politiques migratoires et le refus de rétablir des contrôles aux frontières nationales ?" (communiqué)

- Jean-François Copé, maire LR de Meaux: "Cette tribune, elle aurait du être écrite par ma famille politique" (Public Sénat).

- Geoffroy Didier, eurodéputé LR: "Une tribune d?une très grande banalité. Les postures sont fortes mais la pratique est faible". (RTL)

- Boris Vallaud, porte-parole du PS: "Il ne suffit pas de mots empruntés parfois aux progressistes pour être progressiste. Les actes du président Emmanuel Macron sont à rebours de ses belles paroles" (Twitter)

- Sébastien Chenu, député du Rassemblement national et porte-parole du parti: "Avec cette tribune, Emmanuel Macron montre qu'il est lui-même candidat LREM aux européennes. Tout autre candidat sera donc un supplétif. En tant que Président de la République, il devrait être au-dessus de tout cela. L'Union européenne doit prendre le pas sur les Nations. Avec les traités de libre-échange qu'il défend, il met à genoux notre agriculture et met en danger les Français. (RMC)

- Manon Aubry, tête de liste de la France insoumise pour les européennes: "Macron a toujours été le garant dévoué d?une Union européenne libérale... La - renaissance européenne - ce n?est pas Emmanuel Macron, mais La France insoumise qui l?incarne, en défendant la sortie des règles austéritaires et anti-démocratiques actuelles" (communiqué)

- Olivier Faure, premier secrétaire du PS: "Le projet européen d?Emmanuel Macron est pavé de bonnes intentions, en contradiction avec son action. Souvent de grands mots mais des ambitions limitées. En bref un artiste du trompe l??il. Un faussaire du progressisme" (Twitter)

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