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Large mouvement de protestation devant les prisons après l'attaque dans l'Orne

Des surveillants de prison ont fait brûler des pneus devant la prison de Condé-sur-Sarthe, le 6 mars 2019.
Des surveillants de prison ont fait brûler des pneus devant la prison de Condé-sur-Sarthe, le 6 mars 2019. Jean-François Monier, AFP

Deux syndicats, FO et la CGT, ont lancé des appels au blocage des centres pénitenciers, en soutien aux surveillants agressés par un détenu radicalisé à la prison de Condé-sur-Sarthe (Orne) mardi. Dix-huit prisons sont concernées.

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Des syndicats de surveillants de prison ont appelé au blocage des établissements pénitentiaires dès mercredi 6 mars au matin, en soutien aux agents poignardés, mardi, par un détenu radicalisé de la maison centrale de Condé-sur-Sarthe, près d'Alençon (Orne). Selon l'administration pénitentiaire citée par l'AFP, 18 prisons sont bloquées depuis ce matin par des surveillants.

"Dès demain (mercredi), on appelle à bloquer tous les établissements et on repart sur nos plateformes revendicatives", à la fois sur la sécurité des personnels et sur une évolution statutaire, a indiqué à l'AFP Emmanuel Baudin, secrétaire général de FO-Pénitentiaire, premier syndicat chez les surveillants de prison.

La CGT-Pénitentiaire appelle également "à des actions partout sur le territoire, qui iront jusqu'au blocage sur pas mal d'établissements", a déclaré son secrétaire général Christopher Dorangeville.

Dès mardi en début d'après-midi, des surveillants de prison ont retardé leur prise de service, en soutien aux deux agents poignardés dans l'Orne, selon FO et la CGT. Ces retards, de "quinze minutes" en moyenne, ont concerné "une vingtaine d'établissements", sans incidence sur le fonctionnement des prisons, a-t-on appris auprès de la direction de l'administration pénitentiaire

L'Ufap-Unsa appelle à l’application de l'accord de 2018

Pour la CGT, l'attaque de Condé-sur-Sarthe, qualifiée de "terroriste" par la garde des Sceaux Nicole Belloubet, "rappelle très fortement les événements de janvier 2018". Cette année-là, le 11 janvier, un détenu jihadiste avait agressé trois surveillants de Vendin-le-Vieil, prison ultra-sécurisée du Pas-de-Calais, lançant trois semaines d'un mouvement de protestation dans les prisons françaises.

Ce conflit social avait pris fin après la signature par l'Ufap-Unsa, alors principal syndicat de surveillants de prison, d'un accord avec le ministère de la Justice. Le rapport de forces a depuis changé : FO est devenu le premier syndicat, avec 35 %, suivi de l'Ufap-Unsa (33 %) et de la CGT (13,5 %).

L'Ufap-Unsa n'appelle pas "pour le moment" à des actions, selon son secrétaire national, Wilfried Fonck. "Nous, on appelle surtout aujourd'hui à l'application (de l'accord) de 2018, qui prévoyait que les personnels soient équipés de gilets pare-lames, ce que les collègues de Condé-sur-Sarthe n'avaient pas", a-t-il confié à l'AFP.

Avec AFP

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