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Mark Zuckerberg veut un Facebook plus simple, plus sûr et plus intime

Le jeune milliardaire Mark Zuckerberg a longuement détaillé sur sa page Facebook la nouvelle stratégie de sa plateforme.
Le jeune milliardaire Mark Zuckerberg a longuement détaillé sur sa page Facebook la nouvelle stratégie de sa plateforme. Charles Platiau, Reuters

Mark Zuckerberg a promis que Facebook allait devenir une plateforme "de communications" plus soucieuse de la vie privée des utilisateurs et davantage "centrée" sur la confidentialité. Un changement de cap qui ne convainc guère.

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Trop intrusif, trop opaque… Cible régulière de nombreuses critiques, Facebook n’en finit pas de se chercher. Mercredi 6 mars, son patron, Mark Zuckerberg, a une nouvelle fois promis de faire évoluer sa création. Objectif : parvenir à un réseau social plus intime et plus soucieux de la vie privée.

L'idée centrale est de bâtir une plateforme plus unifiée entre les différents services du groupe que sont Facebook, Instagram, Messenger et WhatsApp. En clair, développer un réseau plus simple, plus éphémère et donnant la primauté aux messageries privées, par opposition au traditionnel "fil d'actualités".

Plus de conversations privées, moins d’actualité

Ce changement de stratégie, qui prendra des années, doit répondre aux principaux problèmes de Facebook : d'une part, les critiques et scandales incessants autour de sa gestion jugée pour le moins opaque des données personnelles de ses utilisateurs ; et d'autre part, un changement d'habitude des internautes, qui préfèrent de plus en plus d'autres modes de communication plus intimes que le "fil d'actualités" Facebook.

>> À lire : Le lobbying de Facebook en Europe dévoilé par des mémos internes

Le pari est risqué. Avec l’émergence de modes de communication plus intimes et refermés, Facebook se voit priver d'un accès aux données personnelles, base de son modèle économique. Mais face à un ralentissement de sa croissance, tant financière qu'en nombre d'utilisateurs, Facebook, qui vient de fêter ses 15 ans, est contraint d'améliorer son image et de trouver de nouvelles façons de grandir et de gagner de l'argent.

Le groupe aux 2,3 milliards d'utilisateurs dans le monde semble donc amorcer une inflexion dans son modèle économique, qui ne pourra pas éternellement reposer sur la publicité ciblée grâce aux données personnelles. Il compte désormais aussi miser sur les paiements électroniques, les messages échangés avec les entreprises ou le e-commerce.

Les experts sceptiques

"Quand je pense à l'avenir d'internet, je pense qu'une plateforme de communication centrée sur le 'privé' va devenir encore plus importante que les plateformes ouvertes d'aujourd'hui", estime-t-il dans un long texte exposant, sur sa page Facebook, ses nouveaux principes pour les années à venir.

Emporté dans un flot quasi ininterrompu de polémiques depuis plus de deux ans (fausses informations, contenus haineux, manipulation de la plateforme à des fins politiques, gestion des données personnelles, piratage...), Facebook assure régulièrement avoir appris de ses erreurs et ne cesse de promettre mieux pour l'avenir.

Même "si nous n'avons pas actuellement une bonne réputation quant à notre capacité de construire des services protecteurs de la vie privée […] nous pouvons évoluer pour construire les services que veulent vraiment les gens", assure Mark Zuckerberg dans son texte.

>> À voir : La vie est-elle plus belle sans Facebook ?

Expert reconnu de la "tech", le journaliste Walt Mossberg a ironisé sur la sincérité du jeune patron lorsqu'il affirme la primauté de la confidentialité. "Combien de temps y a-t-il personnellement cru ? Une heure ? Un jour ?", a-t-il fait mine de s'interroger sur Twitter.

Réputé pour être très critique des géants d'internet, Scott Galloway, professeur à l'université de New York, a simplement tweeté : "Pourquoi j'ai l'impression qu'on me ment", avec un lien vers le texte de Mark Zuckerberg.

L'annonce de ce virage stratégique n'a pas semblé, en tous cas, impressionner outre mesure les investisseurs : le titre a clôturé en hausse de 0,73 % à la Bourse.

Avec AFP

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