Accéder au contenu principal

L'ambiance des grands soirs à Rennes avant le match contre Arsenal

4 mn
Publicité

Rennes (AFP)

"Tous ensemble derrière les rouge et noir!" A l'image de cette grande banderole déployée sur la mairie de Rennes, la tension montait jeudi chez les supporteurs, commerçants et habitants à l'approche du 8e de finale aller de Ligue Europa contre Arsenal, grand nom du football européeen.

"C'est pour moi le match le plus important du club. Le Bétis Séville (que Rennes a éliminé au tour précédent, ndlr), c'est bien, mais Arsenal, ça claque, c'est mythique!", résume Pierre, 22 ans, dans la file d'attente au Roazhon ("Rennes" en breton) Park pour s'emparer d'un billet pour le match retour à Londres mis en vente dans la matinée.

Il s'agit ni plus ni moins de la première fois que le club de la capitale bretonne atteint un tel niveau dans dans une compétition européenne.

Preuve de cet engouement, le club assure qu'il aurait pu vendre 90.000 billets pour le match aller, trois fois la capacité du stade, et des supporteurs n'ont pas hésité à dormir devant la billetterie dans la nuit de vendredi à samedi pour obtenir une place.

"On a l'habitude d'être décriés et là on montre à la France qu'on a franchi un cap. On est l'un des deux derniers clubs français encore qualifiés (avec Lyon)", explique Julien Leroyer, 25 ans.

Didier Renault, retraité de 63 ans, a lui été missionné par sa fille pour acheter dès jeudi matin l'écharpe du match à la boutique du club. "C'est une écharpe unique, c'est le top du top, car en plus de soutenir Rennes elle adore Arsenal", explique-t-il.

En sortant de la boutique, Adrien Banor affiche un large souvenir. Il vient d'acheter quatre écharpes à... 18 euros l'unité. "Quand on aime, on ne compte pas", reconnait cet informaticien de 24 ans, originaire de Rennes et habitant à Paris.

Pour le match contre le Bétis, qui tombait le jour de la Saint-Valentin, "je n'avais pas eu l'autorisation de madame ! Mais là, impossible de louper ça, c'était pas négociable, j'ai pris deux jours de vacances!".

-- "Welcome to Arsenal" --

Au bar "Le Football", en face de l'enceinte, Gisèle est derrière le comptoir depuis 1985. "On revit ! On était désespéré, on a connu la deuxième division et là on accueille Arsenal", dit-elle en servant le café à des supporteurs des "Gunners". Elle montre avec fierté une photo jaunie où on la voit poser - "avec 40 cm d'écart" - à côté du grand Petr Cech (1,96 m), actuel gardien d'Arsenal et révélé à Rennes.

Dans le centre, certains commerçants arboraient des ballons rouge et noir et l'écran au sommet du couvent des Jacobins affichait "Soutien au Stade Rennais et welcome to Arsenal". Certains supporteurs regrettaient toutefois l'absence d'écran géant dans la ville. "Cela aurait nécessité une fan zone, donc des contraintes de sécurité. Il était impossible d'organiser cela dans le temps imparti", a répondu à l'AFP la mairie.

Cette rencontre est aussi l'occasion pour la capitale bretonne d'attirer des Anglais - ils sont 1.600 à s'être déplacés, selon le club londonien - alors qu'habituellement les touristes anglais "s'arrêtent sur le littoral breton", explique Vincent Aubrée, en charge de la promotion de Rennes. "Sans le match, une telle communication aurait demandé un gros budget. Ce match est une caisse de résonance pour Rennes", se félicite-t-il.

Au milieu des venelles pavées et des maisons à pans-de-bois qui font le charme du Vieux-Rennes, de nombreux supporteurs anglais déambulaient jeudi, certains déjà passablement éméchés à quelques heures du match. "Je n'avais jamais entendu parler de Rennes. Mais c'est très joli!", explique Phil, l'écharpe aux couleurs d'Arsenal bien visible, avant de rejoindre le stade pour le coup d'envoi qui sera donné à 18h55.

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.