L1: la VAR et Costil privent Monaco de la victoire contre Bordeaux

Monaco (AFP) –

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Monaco a été freiné dans son opération remontée par Bordeaux (1-1) samedi soir, lors de la 28e journée, dans un match entre deux clubs en grand échec cette saison en L1, qui stagnent dans les profondeurs du classement, respectivement à la 17e et la 13e place.

Si les Girondins repartent avec un point de Monaco, ils peuvent remercier la technologie. Parce que la VAR leur a permis de bénéficier du pénalty égalisateur de Briand (65e) pour une main de Falcao dans sa propre surface. Puis d'annuler le magnifique but de Vinicius (86e), pour un hors-jeu bien réel.

Bordeaux peut aussi rendre grâce à son capitaine et gardien de but Benoît Costil, auteur de nombreux arrêts après la pause. Il a notamment mis en échec Golovin (76e) et Gelson Martins (81e) sur deux belles opportunités monégasques.

Pour la formation de Jardim, ce nul est un coup d'arrêt après les sept points engrangés sur les trois derniers matches. Il permet en revanche aux Girondins, scotchés à 33 points depuis deux matches et deux défaites de rang, d'avancer un peu.

Monaco et Bordeaux ont beau être deux clubs historiques du football français, ils cumulent, cette saison, ratés et échecs. Si leurs calamiteux parcours européens et domestiques ont été dévoreurs d'entraîneurs -- Jardim, Henry et re-Jardim en Principauté, Poyet, Ricardo-Bedouet et dès cette semaine Paulo Sousa en Gironde --, les clubs ont aussi fortement été secoués par des révolutions au sein de leur direction.

Samedi soir, le nouveau vice-président monégasque, Oleg Petrov, a accueilli un autre néophyte Frédéric Longuépée, directeur général bordelais. Eric Bedouet, dont c'était donc la dernière comme entraîneur (mais qui restera au poste de préparateur physique jusqu'à la fin de saison), peut s'enorgueillir de transmettre à son successeur, une équipe de Bordeaux dans un état correcte.

Certes, Monaco, emmené par un bon Fabregas, mais dont les dynamiteurs Golovin, Gelson Martins et Rony Lopes étaient moins en jambes, a maîtrisé la rencontre. Mais exceptée une tentative de Golovin stoppée par Costil (3e) et une autre de Fabregas, de peu à côté (27e), Monaco n'est jamais parvenu à déstabiliser une équipe bordelaise en place sans être dangereuse. Paulo Sousa, présent au Stade Louis-II, a dû apprécier.

Il a certainement moins aimé le début de deuxième période. Sur un très bon centre de Ballo-Touré, Falcao a montré à Pablo l'importance du timing d'une tête croisée, synonyme de 12e but en L1 (1-0, 48e).

Mais Bordeaux, qui va désormais entamer un énième nouveau cycle, a pu revenir grâce à un pénalty de Briand et converser le nul après quelques arrêts de Costil.