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Assassinat de Kim Jong-nam : la justice libère une Indonésienne

Siti Aisyah quitte le tribunal à l'extérieur de Kuala Lumpur, en Malaisie, le 11 mars 2019.
Siti Aisyah quitte le tribunal à l'extérieur de Kuala Lumpur, en Malaisie, le 11 mars 2019. Mohd Rasfan, AFP

Une Indonésienne accusée d'avoir participé à l'assassinat en 2017 de Kim Jong-nam, le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a été libérée lundi. L'avocat de la jeune femme estime que sa cliente "n'était qu'un bouc émissaire".

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Siti Aisyah, une Indonésienne de 26 ans accusée d'avoir participé à l'assassinat de Kim Jong-nam, le demi-frère du dirigeant nord-coréen Kim Jong-un, a été libérée, lundi 11 mars, le parquet ayant renoncé à la poursuivre pour meurtre. Elle était accusée, au côté de la Vietnamienne Doan Thi Huong, d'avoir tué Kim Jong-nam en lui jetant au visage un agent neurotoxique, considéré comme une arme de destruction massive, à l'aéroport de la capitale malaisienne en février 2017.

"Siti Aisyah est libre", a déclaré le juge Azmin Ariffin à la Haute cour de Shah Alam, après avoir approuvé les réquisitions du parquet demandant que soit abandonnée sa mise en accusation pour meurtre. "Elle peut sortir maintenant."

Le procureur Muhammad Iskandar Ahmad avait requis l'abandon des poursuites contre la jeune femme sans motiver sa demande.

Même si les poursuites pour meurtre ont été abandonnées, le tribunal a rejeté la demande de ses avocats afin qu'elle soit pleinement acquittée. "Nous pensons toujours qu'elle n'était qu'un bouc émissaire", a dit à la presse son avocat, Gooi Soon-seng. "Je crois toujours que la Corée du Nord a quelque chose à voir avec cela."

Les deux femmes assuraient avoir été piégées par des agents nord-coréens

Kim Jong-nam avait été attaqué alors qu'il attendait un avion pour Macao et avait succombé au bout d'une vingtaine de minutes d'agonie. La Corée du Sud avait alors accusé le Nord d'avoir orchestré l'assassinat, ce que Pyongyang a toujours démenti. Kim Jong-nam était un détracteur du régime nord-coréen et vivait en exil.

Les deux femmes âgées d'une vingtaine d'années avaient rejeté les accusations pesant contre elles, assurant qu'elles avaient été piégées par des agents nord-coréens et qu'elles pensaient participer à une farce pour un jeu télévisé.

L'ambassadeur d'Indonésie en Malaisie, Rusdi Kirana, s'est réjoui de la décision de la Haute cour. "Nous sommes heureux. Nous allons tenter de lui faire prendre l'avion pour l'Indonésie dans la journée ou dès que possible."

Cette décision de justice a surpris les observateurs car elle survient au moment où la Haute cour devait entendre lundi le témoignage de la co-accusée de l'Indonésienne.

Avec AFP et Reuters

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