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Dans la presse

Algérie: "Quand les moudjahidate manifestent aux côtés de leurs filles et leurs petites-filles"

France 24

A la Une de la presse, ce lundi 11 mars, la poursuite de la mobilisation contre la cinquième candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle algérienne. Une nouvelle « semaine cruciale » pour Theresa May, au Royaume-Uni, à moins de vingt jours de la date prévue du Brexit. Des nouvelles du tournoi des VI nations. Et un «pipi solidaire».

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A la Une de la presse algérienne, ce matin, la poursuite de la mobilisation contre la cinquième candidature d’Abdelaziz Bouteflika à la présidentielle algérienne.

 

D’après El Moujahid, le chef de l’Etat a regagné le pays hier, après deux semaines en Suisse pour des «contrôles médicaux périodiques» qui n’auraient «rien d’exceptionnel». Le quotidien officiel, qui salue «le caractère pacifique» des manifestations, en minimise toutefois la portée: «la surenchère politicienne de bas étage (et) les mots d’ordre de grève générale tentent d’orienter ce mouvement vers des impasses», met en garde le journal – qui fustige «la secte des aventuriers et des revanchards» qui aurait «développé une propagande d’une rare violence». Une tentative de décrédibiliser les manifestants, alors que le retour d’Abdelaziz Bouteflika n’a pas fait redescendre la pression, bien au contraire, d’après Liberté-Algérie. «La contestation monte d’un cran», annonce le quotidien – qui assure que «la grève générale, lancée hier, est largement suivie à-travers le pays». Depuis ce week-end, les lycéens ont rejoint le mouvement – très suivi par la jeunesse algérienne - à voir aussi avec le dessin de Dilem, pour Liberté-Algérie, toujours. «Les jeunes nettoient les rues après chaque manifestation», indique la légende. «T’as oublié ça», dit un jeune à propos d’un portrait d’Abdelaziz Bouteflika.

 

La presse étrangère suit elle aussi de près la contestation algérienne. «Bouteflika de retour à Alger, la contestation ne faiblit pas», confirme L’Orient Le Jour, au Liban, en évoquant «une contestation inédite» contre le président en 20 ans de pouvoir. Une mobilisation scrutée avec beaucoup d’attention par le voisin marocain, où La Tribune salue «la maturité de la rue algérienne», mais réagit avec prudence, estimant qu’il «sera difficile de calmer cette grande vague de mécontentement populaire par le seul artifice d’un éloignement et d’un renoncement de Bouteflika». «Bouteflika peut-il résister au printemps algérien?», s’interroge le quotidien belge Le Soir – ému par le «miracle de cette vibrante contestation (qui) se déroule dans une atmosphère (mêlant) détermination et calme, comme si la population entendait donner aux «décideurs», comme on dit là-bas, une désarmante leçon de civisme».

 

En France, où vit une importante diaspora algérienne, des milliers de manifestants ont de nouveau exprimé leur soutien aux opposants d’Abdelaziz Bouteflika, ce week-end. Soutien, également, de plusieurs quotidiens nationaux, dont L’Humanité. «Un peuple se lève», titre le journal – qui revient notamment sur la participation des femmes aux manifestations. Le journal raconte un «mouvement populaire, (qui) éclaire la mémoire toujours vivante des luttes des femmes algériennes» - une mobilisation qui prouve que «le fil de la transmission ne s’est jamais rompu», et où les moudjahidate, les anciennes combattantes de la guerre d’indépendance, défilent avec leurs filles et leurs petites-filles. Parmi elles, Ourida, une ancienne prof de français dans un fief islamiste, jadis menacée de mort par les intégristes, dit voir dans les manifestations actuelles le même «esprit de résistance» que dans les années 90. Ls femmes algériennes, assure-t-elle, sont désormais «plus armées que jamais pour affronter l’intégrisme comme le machisme des maris, des pères, des frères, et des inconnus dans la rue».

 

Elle, semble plus désarmée que jamais face aux eurosceptiques. La presse britannique annonce nouvelle «semaine cruciale» pour Theresa May. La première ministre sera de retour demain devant les députés pour leur présenter une nouvelle version de son plan pour le Brexit, officiellement prévu le 29 mars prochain. «La pression monte sur May pour qu’elle démissionne» en cas de nouveau refus des députés, prévient The Independent – qui revient aussi à la Une sur le crash, hier, du vol ET302 de la compagnie Ethiopian Airlines. Cette catastrophe a fait 157 morts, de 35 nationalité différentes. Parmi elles, neuf français et 7 britanniques – dont une jeune employée des Nations-Unies, Joanna Toole, dont le visage fait la Une de la quasi-totalité des journaux outre-Manche, dont The Daily Mail, qui continue de soutenir mordicus le plan de Theresa May. «Il est temps d’unir le Royaume-Uni», plaide encore fois le tabloïd, tandis que ses camarades du Daily Telegraph, mettent en garde contre un éventuel report du Brexit, en assurant que l’Union européenne est prête à faire payer plus d’un milliard d’euros par mois de pénalités au Royaume-Uni, en cas de retard dans la mise en œuvre du Brexit. Ces mises en garde, ou plutôt des cris d’orfraie qui semblent lasser le commissaire européen en charge des négociations sur le Brexit. D’après The Financial Times, le Français Michel Barnier serait allé se changer les idées en assistant au match France-Angleterre, hier. Mais noir c’est noir, décidément, puisque le XV de France n’a pas fait le poids face aux Irlandais, s’inclinant largement, 26 à 14, pour son avant dernier-match du tournoi des 6 nations.

 

L’équipe féminine française de rugby a fait mieux, samedi soir, face aux Irlandaises. Les Françaises l’ont largement emporté 17 à 47, ce qui leur offre encore un espoir de garder leur couronne des Six-Nations, une victoire saluée par L’Humanité, qui a interrogé, pour l’occasion, la rugbywoman Laura di Muzio. Celle-ci confirme, pour ceux qui en douteraient encore, que «oui, les femmes savent jouer au rugby». Et puisqu’on en est à la rubrique féministe… Le Parisien nous apprend qu’une jeune femme a été emmenée au poste, au début du mois, pour avoir uriné dans la rue, derrière un fourgon de police, lors du festival de Dunkerque - une mésaventure qui a conduit ses amis, hommes et femmes, à organiser, hier après-midi, un «pipi solidaire», pour protester contre le manque de toilettes dans les événements publics. Il n’y a pas de petit combat.

 

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