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Au Brésil, deux policiers arrêtés pour l'assassinat de l'élue noire Marielle Franco

Lors de la marche pour la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019 à Sao Paulo, des pancartes rendaient hommage à Marielle Franco.
Lors de la marche pour la Journée internationale des droits des femmes, le 8 mars 2019 à Sao Paulo, des pancartes rendaient hommage à Marielle Franco. Nelson Almeida, AFP

Deux policiers soupçonnés d'être impliqués dans l'assassinat de l'élue noire Marielle Franco et de son chauffeur ont été arrêtés mardi matin à Rio de Janeiro. La mort de cette militante de gauche en mars 2018 avait fortement ému le Brésil.

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Le drame avait provoqué des manifestations massives dans tout le Brésil. Le soir du 14 mars 2018, Marielle Franco avait été abattue dans sa voiture à l'âge de 38 ans, avec son chauffeur Anderson Gomes. Un an plus tard, deux policiers soupconnés d'être impliqués dans l'assassinat de l'élue noire et de son chauffeur, ont été arrêtés mardi matin à Rio de Janeiro, selon le site d'informations G1 citant des sources judiciaires.

Cet assassinat aurait été méticuleusement planifié pendant trois mois, selon les services du procureur en charge de la lutte contre le crime organisé. Il s'agit de deux membres de la police militaire, dont l'un est soupçonné d'être l'auteur des tirs, et l'autre d'être le chauffeur du véhicule à bord duquel ils circulaient, selon ces sources.

>> À lire : "À Rio, les Cariocas pleurent Marielle Franco, voix des favelas et militante des minorités"

Née au Complexo da Maré, la plus grande favela de la ville, cette mère célibataire métisse était devenue militante LGBT puis conseillère municipale sous l'étiquette du Parti du socialisme et de la liberté (PSOL, gauche). Elle était fortement engagée contre le racisme, l'homophobie et les violences policières.

Marielle Franco est devenue un symbole de la violence qui gangrène Rio. En 2017, 6 731 personnes sont mortes violemment à Rio, dont 1 124 tuées par la police. En majorité jeunes et noires. Des statistiques record que Marielle Franco dénonçait sans relâche.

Au moment de son assassinat, l'élue venait de rejoindre la commission de contrôle des actions de l’armée brésilienne récemment déployée dans les favelas de Rio, une décision polémique du président Michel Temer, que Marielle Franco dénonçait comme un retour des habitudes de la dictature militaire de 1964. Elle est décédée quelques mois avant l'accession de Jair Bolsonaro à la présidence du pays.

Avec AFP

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