Wall Street ouvre en ordre dispersé, Boeing pèse toujours sur le Dow Jones

New York (AFP) –

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Wall Street a débuté la séance en ordre dispersé mardi, le Nasdaq continuant à rebondir mais le Dow Jones restant fragilisé par la lourde chute de Boeing dans un marché gardant un oeil sur le Brexit.

Vers 14H45 GMT, l'indice vedette de la Bourse de New York, le Dow Jones Industrial Average, cédait 0,04%, à 25.640,58 points.

L'indice Nasdaq, à forte coloration technologique, s'appréciait de 0,16%, à 7.570,50 points et l'indice élargi S&P 500 gagnait 0,27%, à 2.790,83 points.

La Bourse de New York avait terminé en nette hausse lundi malgré le repli de l'action Boeing, le marché se réjouissant de données solides sur la consommation aux Etats-Unis et profitant de la dynamique de plusieurs poids lourds de la tech: le Dow Jones avait gagné 0,79% et le Nasdaq 2,02%.

Les indices se sont ainsi nettement redressés après avoir enregistré leur pire semaine de l'année.

Mardi, le Dow Jones restait lesté par Boeing, membre pesant le plus sur l'indice: après avoir dévissé de plus de 5% lundi, le titre de l'avionneur continuait à reculer (-2,79%) deux jours après le crash mortel en Ethiopie d'un de ses avions phares, le 737 MAX 8.

Les autorités américaines ont décidé lundi de ne pas clouer au sol les appareils mais d'autres pays ou compagnies aériennes ont pris le parti de fermer leur espace aérien aux appareils 737 Max ou 737 Max 8, dont le Royaume-Uni et l'Australie.

Les investisseurs restaient par ailleurs attentifs aux rebondissements autour du Brexit, source de nombreuses incertitudes sur l'impact pour les divers secteurs économiques de la Grande-Bretagne.

Les députés britanniques doivent se prononcer mardi sur un compromis de dernière minute sur la question du mécanisme de maintien temporaire du pays dans l'Union douanière européenne.

Un groupe influent de parlementaires britanniques eurosceptiques a recommandé le rejet de l'accord, à moins de trois semaines de la sortie prévue du Royaume-Uni de l'Union européenne.

Le principal indicateur du jour aux Etats-Unis, la très légère augmentation en février des prix à la consommation sur un mois (+0,2%) et sur un an (+1,5%), était plutôt favorable au marché des actions.

Cette inflation modeste justifie la position de la Banque centrale américaine "de soutenir l'économie réelle (...) en ne touchant plus aux taux d'intérêt pendant un certain temps", selon les analystes de Capital Economist.

Sur le marché obligataire, le taux d'intérêt sur la dette à dix ans baissait à 2,629% contre 2,639% vendredi soir, tandis que celui sur la dette à 30 ans montait à 3,029% contre 3,027% à la précédente clôture.