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Paul Manafort, ex-directeur de campagne de Trump, condamné à 6 ans de prison pour conspiration

L'ancien collaborateur du président américain, Paul Manafort, a été condamné dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016.
L'ancien collaborateur du président américain, Paul Manafort, a été condamné dans le cadre de l'enquête sur les soupçons d'ingérence russe dans l'élection présidentielle de 2016. Mandel Ngan, AFP (Archive)

L'ancien directeur de campagne de Donald Trump, Paul Manafort a été condamné, mercredi, à 6 ans de prison pour conspiration contre les États-Unis dans le prologue de l'affaire sur les ingérences russes dans la présidentielle américaine de 2016.

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Condamnant Paul Manafort à un total de 73 mois de prison, soit environ 6 ans, pour conspiration contre les États-Unis et entrave à la justice, la juge fédérale Amy Berman Jackson a mis fin, mercredi 13 mars, à deux années de bataille juridique entre l'ancien directeur de campagne de Donald Trump et le procureur spécial Robert Mueller, chargé de conduire l'enquête sur une ingérence présumée de la Russie dans l'élection présidentielle de 2016.

Paul Manafort avait déjà écopé la semaine dernière de 47 mois, soit 4 ans de prison, pour fraudes fiscales et bancaires. Cette fois, la juge Jackson lui a infligé une peine de 60 mois pour "conspiration contre les États-Unis". Sur ces 60 mois, 30 sont confondus dans la peine de 47 mois prononcée jeudi dernier par le tribunal du district d'Alexandria, en Virginie.

Dans ce procès, Paul Manafort était poursuivi pour conspiration contre les États-Unis (un chef d'accusation large couvrant des faits allant du blanchiment d'argent à des activités de consultant politique non déclarées) et entrave à la justice par subornation de témoin.

Pour le second chef d'accusation, Paul Manafort a été condamné à 13 mois de prison. Comme il a déjà passé neuf mois derrière les barreaux, cela signifie, toutes peines prises en compte, qu'il doit encore passer normalement six ans et neuf mois en détention.

Les mensonges de Manafort sanctionnés

Lors de l'audience, il a exprimé des regrets mais la juge a eu des mots très sévères envers lui : "Dire 'je suis désolé d'avoir été attrapé', ce n'est pas un bon moyen d'obtenir la clémence".

L'accusé risquait théoriquement jusqu'à dix ans de prison - cinq ans pour chacun des deux chefs d'accusation sur lesquels il a plaidé coupable l'an dernier.

Les missions de lobbying qu'a accomplies Paul Manafort pour des politiciens pro-russes en Ukraine, dont l'ex-président Viktor Ianoukovitch, sont au cœur de l'enquête du procureur Mueller. La juge Jackson a estimé le mois dernier que Paul Manafort avait contrevenu à l'accord de plaider coupable conclu avec le procureur Mueller en mentant à celui-ci sur des questions importantes dans le cadre de l'enquête russe.

Une possible grâce présidentielle de la part de Trump

La première sentence prononcée la semaine dernière contre Paul Manafort en Virginie par le juge T.S. Ellis, 47 mois de prison pour des crimes financiers, avait été jugée très clémente.

Des avocats font valoir que Paul Manafort, qui aura 70 ans le mois prochain, pourrait bénéficier d'une grâce présidentielle.

Avec Reuters

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