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Dans la presse

"Qui a financé le génocide rwandais ?"

France 24

Dans la presse, ce mercredi 13 mars, la poursuite des manifestations contre Abdelaziz Bouteflika en Algérie, des manifestations également à Deraa, berceau de la révolution syrienne, une invitation du Rwanda à la France, et de riches parents américains prêts à tout pour faire entrer leur progéniture dans des universités prestigieuses.

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Un mot, pour commencer, de la poursuite des manifestations en Algérie, contre le maintien au pouvoir du président Abdelaziz Bouteflika.

Confronté à une contestation inédite en 20 ans de pouvoir, le chef de l’État a annoncé lundi qu’il renonçait à briguer un 5e mandat, et reporté la présidentielle prévue le mois prochain à une date indéterminée. Ces décisions ne satisfont pas ses opposants, qui ont encore manifesté en masse mardi, notamment à Alger, comme en témoigne El Khabar, qui rapporte que les Algériens sont passés "du refus d’un cinquième mandat pour Bouteflika au refus du prolongement de son mandat actuel". "Le putsch de Bouteflika ne prend pas", prévient Liberté-Algérie, en évoquant le "rejet unanime de la prolongation du 4e mandat". "Le régime ne renonce visiblement pas à la manœuvre. Pourtant, durant ces quinze jours de protestations, loin de s’atténuer, le soulèvement est allé en se renforçant et en se généralisant", dénonce le journal. "Il s’accroche !", se moque le dessinateur Hic, dont le dessin trouvé sur Twitter montre le président algérien tombé du cadre de ces portraits que le pouvoir brandit partout en son absence. Il s’accroche, mais semble sur le point de tomber.

Manifestations également, depuis quelques jours, à Deraa, berceau de la révolution syrienne, après l’érection, dimanche, d’une statue d’Hafez al-Assad, le père de l’actuel président Bachar al-Assad. Huit ans après le début de la révolution, dont la répression et ses conséquences ont fait des centaines de milliers de morts, la réinstallation de ce monument, démonté en mars 2011, a de nouveau fait sortir dans les rues des dizaines de personnes, dimanche et lundi, d’après L'Orient-Le Jour. Le quotidien libanais rapporte que la photo de l’installation de la statue et des vidéos de manifestants scandant "La Syrie est à nous et non pas à la maison des Assad", ont rapidement circulé, depuis, sur les réseaux sociaux. Des protestations contre ce que ces manifestants estiment être le retour d’un "passé inopportun", qui vient entacher l’accord dit de "réconciliation" entrepris par le régime, sous la houlette de son parrain russe, depuis la reconquête de la province en juillet dernier, après une offensive éclair et dévastatrice.

À noter également ce matin, cette invitation du Rwanda au président français Emmanuel Macron, convié à assister le 7 avril prochain à la commémoration du 25e anniversaire du génocide. La Croix présente cette invitation comme "un signe de plus de la détente entre le Rwanda et la France", entre le président rwandais Paul Kagame et son homologue français, qui doivent d’ailleurs se rencontrer jeudi à Nairobi, à l’occasion de la tournée d’Emmanuel Macron en Afrique de l’Est. Le quotidien chrétien français rappelle que le rôle joué par la France au Rwanda reste encore l’objet de tensions entre Paris et Kigali, où Paul Kagame, dont le mouvement rebelle FPR a mis fin au génocide, a accusé les autorités françaises d’avoir soutenu le pouvoir hutu et d’avoir été un acteur des tueries qui ont fait 800 000 morts entre avril et juillet 1994. Le pouvoir hutu de l’époque, dont plusieurs figures sont toujours recherchées 25 ans après par Interpol, rapporte Le Monde. Le quotidien a mené l’enquête sur le rôle joué par l’ancien homme d’affaires Félicien Kabuga, le financier du régime du président Habyarimana, dont la mort dans un crash d’avion avait déclenché le génocide. Cet homme, devenu l’un des fugitifs les plus recherchés de la planète, est accusé, entre autres, d’avoir importé des machettes "dans des quantités ne laissant aucun doute sur leur utilisation future", 25 tonnes de machettes chinoises en novembre 1993, puis 50 000 unités en mars 1994.

Un mot, pour terminer, de ce scandale aux États-Unis, où 33 parents, dont deux actrices célèbres, ont été inculpés mardi pour avoir acheté des places dans de prestigieuses universités pour leurs enfants. Pots-de-vin déguisés en donations, tests d’entrée passés par un autre candida t: le démantèlement de vaste réseau de triche universitaire inspire les dessinateurs de presse outre-Atlantique, où Mike Lukovitch montre ces parents tricheurs se plaignant de ce que décidément, l’entrée des enfants à la fac "coûte vraiment de plus en plus cher". À voir aussi avec le dessin de Bill Bramhall : "On a changé le nom du bâtiment des admissions", note un étudiant dans une université – un site rebaptisé "bâtiment des riches parents des élèves médiocres". Deux dessins trouvés sur Twitter.

 

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