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Dans la presse

Royaume-Uni : "Le Brexit hors de contrôle ?"

France 24

À la une de la presse, mercredi 13 mars, le nouveau "no" du Parlement britannique au projet de Brexit de Theresa May, les Boeing 737 Max 8 et 9 interdits de vol en Europe, le projet du gouvernement français de privatiser Aéroports de Paris, et un cliché sexiste.

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À la une de la presse britannique, le second refus, mardi soir, du Parlement britannique de soutenir l'accord sur le Brexit conclu par Theresa May avec l’Union européenne.

Après l'avoir déjà rejeté massivement une première fois, la Chambre des communes s’est de nouveau prononcée contre cet accord, par 391 voix contre 242. Un second "no", à la une de la quasi-totalité des journaux outre-Manche, du Sun au Mirror en passant par The Times. "Nouvelle énorme défaite pour May", titre The Guardian, en rappelant qu’il ne reste désormais plus que 16 jours avant la date officielle du Brexit. "Seconde défaite humiliante", cingle The Daily Telegraph, qui rapporte que la Première ministre conservatrice n’envisage toujours pas de démissionner. Une obstination ou un entêtement, c’est selon, dont les députés pourraient tenter de venir à bout en exigeant sa tête, d’après The Times. Le quotidien conservateur, qui rappelle que les parlementaires doivent se prononcer ce mercredi sur une sortie de l’UE sans accord, assure que Theresa May est "poussée au désespoir".

La descente aux enfers de la Première ministre semble interminable et les rebondissements sans fin des négociations sur le Brexit exaspèrent The Daily Mail, qui accuse la Chambre des représentants d’être une "maison de crétins". "Ils avaient promis de mettre en œuvre la sortie de l’UE en faveur de laquelle le Royaume-Uni s’est prononcé, et ils étaient à deux doigts de pouvoir le faire, mais [mardi] soir, des députés arrogants ont préféré plonger notre nation désespérée dans le chaos", tempête le tabloïd, qui a soutenu le projet de Theresa May contre vents et marées. Une colère partagée par The Daily Express, lui aussi favorable au texte de Theresa May : "Près de 1 000 jours après que la nation a voté en faveur du Brexit, May subit une nouvelle défaite qui semble conduire inévitablement au report du Brexit, détruisant les espoirs des plus de 17 millions d’électeurs qui ont voté en sa faveur".

Où va le Royaume-Uni ? Personne ne semble en mesure de répondre à cette question. Metro fait dire aux députés britanniques qu’ils n’ont "pas la moindre idée" de ce qui va se passer maintenant. "Une sortie sans accord, un nouvel accord, ou un report du Brexit sont toujours sur la table", indique le quotidien gratuit, tandis que The I s’alarme de voir la situation échapper désormais à tout contrôle. "May perd le contrôle et donne le choix aux députés : annuler le Brexit, élaborer un nouvel accord ou organiser un second referendum. Nous, nous savons ce que nous voulons : qu’une décision soit prise une bonne fois pour toutes", annonce The Independent.

À noter également ce matin, la décision de l'Agence européenne de sécurité aérienne de fermer l'espace aérien européen aux Boeing 737 Max 8 et 9, deux jours après le crash d’un appareil de ce modèle en Éthiopie, qui a fait 157 morts. D’après Der Tagesspiegel, ces appareils ont été interdits pour tous les vols, qu'ils soient intérieurs, à destination, ou au départ des pays européens, que les opérateurs soient européens ou non. Une mesure qui concerne 32 pays au total, selon le quotidien allemand. Les États-Unis, eux, continuent eux d'afficher leur soutien à cet appareil de l’avionneur américain Boeing et refusent de le clouer au sol, pour le moment… Une décision critiquée par Jack Ohman pour The Sacramento Bee, qui imagine le message des commandants de bord continuant de piloter des 737 Max : "Mesdames et messieurs, nous sommes actuellement en deuxième position pour le décollage" – la première position étant occupée par une autruche enfouissant sa tête dans le sol.

Aérien, toujours. En France, l'Assemblée nationale examine de nouveau à partir de mercredi le projet de loi sur la privatisation d’Aéroports de Paris. Selon L'Opinion, le texte du gouvernement suscite les critiques de l'opposition comme d’une partie de la majorité, qui dénoncent une mauvaise affaire pour l’État et la vente. Libération accuse le gouvernement d’entêtement, en rappelant que "la plupart des aéroports du monde, dans des pays aux orientations très diverses, restent propriété publique". "Dans un étrange mimétisme, ironise Libé, la plupart des États du monde estiment qu’ils doivent garder par-devers eux la propriété et la gouvernance de ces portes d’entrée sur le territoire. Il doit bien y avoir une raison à cette quasi-unanimité. Une raison que le gouvernement français a décidé d’ignorer".

On ne se quitte pas là-dessus. Un mot, enfin, de cette photo publiée sur les réseaux sociaux, une photo qui se voulait mignonne, de deux enfants, un petit garçon et une petite fille, photographiés de dos dans des tenues médicales. Lui, est revêtu d’une blouse de médecin, et elle, d’une blouse d’infirmière – ce que plusieurs internautes considèrent comme un cliché sexiste. Lu sur le Huffington Post.

 

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