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Malgré la promesse d'une transition d'un an, le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui peine à convaincre

Le nouveau Premier ministre algérien, Noureddine Bedoui, tient sa première conférence de presse, à Alger le 14 mars 2019.
Le nouveau Premier ministre algérien, Noureddine Bedoui, tient sa première conférence de presse, à Alger le 14 mars 2019. Ryad Kramdi, AFP

Lors de sa première conférence de presse depuis sa nomination lundi, le Premier ministre algérien Noureddine Bedoui a affirmé jeudi que "les revendications de la jeunesse" seraient "la ligne directrice du gouvernement".

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"La rue" a été entendue en Algérie. C'est en substance le message délivré par le nouveau Premier ministre algérien Noureddine Bedoui, accompagné du vice-Premier ministre Ramtane Lamamra, jeudi 14 mars, lors de sa première conférence de presse depuis sa nomination lundi. Une prise de parole très attendue à la veille de l’acte IV d'une contestation populaire désormais orientée contre un quatrième mandat prolongé du président Abdelaziz Bouteflika.

"Nous avons entendu le message de la jeunesse, leurs revendications seront la ligne directrice du gouvernement", a affirmé le Premier ministre Noureddine Bedoui, soulignant qu'il fallait "faire preuve de sérénité et œuvrer dans le calme" dans un contexte jugé "sensible".

Pour ce premier exercice de style, le successeur du très contesté Ahmed Ouyahia a affirmé qu'un gouvernement de "technocrates" serait formé la semaine prochaine, au sein duquel les jeunes et les femmes seront représentés. "La transition ne dépassera pas une année", a t-il assuré.

La conférence sur la réforme de la Constitution débutera après sa formation, a-t-il précisé.

Le nouveau chef du gouvernement a également appelé au dialogue avec tous les partis de l'opposition, sans exception.

Sur les réseaux sociaux, la conférence de presse ne fait pas recette

Ce message calmera-t-il les esprits ? Rien n'est moins sûr. À peine la conférence de presse terminée, les journalistes algériens ont dénoncé une prise de parole pour "ne rien dire".

Depuis le 22 février, l'Algérie est le théâtre de manifestations d'une ampleur inédite en 20 ans de présidence Bouteflika.

Au pouvoir depuis 1999 et victime d'un AVC en 2013, il avait annoncé sa décision de briguer un cinquième mandat. L'annonce, le 11 mars, de son renoncement à se porter candidat n'a pas calmé la grogne populaire. Bien au contraire. La mobilisation porte désormais sur la prolongation de son mandat actuel et la suppression de l'élection présidentielle prévue le 18 avril.

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