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Un discours du chef de la diplomatie de Nicolas Maduro boycotté à l'ONU

Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza (archives).
Le ministre vénézuélien des Affaires étrangères Jorge Arreaza (archives). Yuri Cortez, AFP

Les diplomates de plusieurs pays occidentaux et sud-américains ont boycotté, jeudi, un discours du chef de la diplomatie vénézuélienne Jorge Arreaza, lors d'une réunion de l'ONU à Vienne, en signe de protestation contre le président Nicolas Maduro.

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Une intervention du ministre des Affaires étrangères du Venezuela Jorge Arreaza, lors d'une réunion des Nations unies à Vienne, a été boycottée, jeudi 14 mars, par les diplomates de quelques dizaines de pays, dont la France, en signe de protestation contre la politique du chef de l'État Nicolas Maduro.

Plusieurs représentants de pays européens, d'Amérique latine, des États-Unis, et du Canada, ont quitté la salle de conférence, qui comptait plusieurs centaines de délégués, au moment où le chef de la diplomatie vénézuélienne s'installait à la tribune d'une réunion ministérielle de la Commission de l'ONU sur les stupéfiants.

"Les membres de la délégation du Venezuela ici aujourd'hui représentent le gouvernement illégitime de Nicolas Maduro et ne peuvent donc pas être considérés comme parlant au nom du peuple vénézuélien", a déclaré aux médias un porte-parole de la délégation américaine.

Au Venezuela, la confrontation aux répercussions politiques, économiques et humanitaires entre l'opposant Juan Guaido et le président Nicolas Maduro dure depuis le 23 janvier sans qu'aucune solution ne soit en vue.

Ce bras de fer divise fortement les Nations unies où le président chaviste conserve l'appui de la Russie, de la Chine, de Cuba, de l'Iran, de la Corée du Nord et de la Syrie, qui dénoncent une ingérence occidentale.

Une cinquantaine de pays, dont les États-Unis, le Brésil, la Colombie et la majorité des membres de l'UE, ont reconnu Juan Guaido en tant que président par intérim et souhaitent la tenue d'une élection présidentielle anticipée.

Une précédente intervention de Jorge Arreaza lors d'une réunion de l'ONU à Genève fin février avait également été boycottée par plusieurs délégués.

Le ministre vénézuélien a martelé dans son discours que la lutte contre la drogue ne pouvait être menée que de façon multilatérale, critiquant les "mesures économiques unilatérales" des États-Unis qui ont, selon lui, coûté des milliards de dollars à son pays et affaibli sa capacité financière à lutter contre la drogue.

"Aujourd'hui, le modèle multilatéral est menacé, et la situation du Venezuela en est un exemple (...) Le gouvernement américain a menacé notre peuple d'une agression militaire et d'un usage de la force en violation de la charte des Nations unies", a-t-il ajouté.

Avec AFP

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