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Le mouvement de gauche Place publique présentera une liste aux européennes

Raphaël Glucksmann, à gauche, et Claire Nouvian, à droite, annoncent, le 15 mars 2019 à Paris, le lancement d'une liste Place publique pour les élections européennes.
Raphaël Glucksmann, à gauche, et Claire Nouvian, à droite, annoncent, le 15 mars 2019 à Paris, le lancement d'une liste Place publique pour les élections européennes. Stéphane de Sakutin, AFP

Le mouvement de gauche Place publique annonce une liste pour les élections européennes, avec Raphaël Glucksmann à sa tête. Soutenue par la direction du Parti socialiste, l'initiative est cependant contestée à gauche par de nombreuses personnalités.

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L'essayiste Raphaël Glucksmann a annoncé vendredi 15 mars la constitution d'une liste aux élections européennes avec son mouvement, Place publique. L’objectif affiché est de créer une dynamique à même de fédérer une large partie de la gauche – hors France insoumise – aujourd'hui morcelée.

"Moi je propose ma candidature pour être tête de liste", a-t-il déclaré sur France Inter. Il mènera campagne "en tandem" avec la militante écologiste Claire Nouvian, cofondatrice du mouvement, précise l’AFP.

Éparpiller ou fédérer la gauche ?

"On demande aux forces politiques de nous rejoindre", a-t-il ajouté, en regrettant une nouvelle fois l'éparpillement des forces à gauche, qui empêche selon lui l'émergence d'une force sociale et écologiste crédible face à Emmanuel Macron et Marine Le Pen.

Raphaël Glucksmann s'est défendu d'ajouter une liste supplémentaire dans ce paysage morcelé. "Demain [samedi 16 mars], je suis confiant que le Parti socialiste va nous rejoindre", a-t-il dit. Nouvelle Donne, le parti fondé par Pierre Larrouturou, est également associé à la démarche, a-t-il assuré.

Le choix du ralliement sera soumis, samedi, à un vote des quelque 300 membres du conseil national du PS, qui se réunira à la Maison de la chimie, à Paris. La liste d’ouverture "comprendrait, y compris sur les dix premières places, une parité" entre les candidats issus du PS et ceux provenant d'autres formations politiques ou de la société civile, selon l'entourage du premier secrétaire Olivier Faure.

Ce dernier a salué vendredi sur Twitter l'annonce de M. Glucksmann. "Avec Place publique et tous ceux qui rejoindront cette démarche s'ouvre un chemin, celui des combats communs. Je demanderai demain aux socialistes de s'y engager." Les maires de Lille et de Paris, Martine Aubry et Anne Hidalgo, ont aussi apporté leur soutien à l'initiative.

Selon un sondage Ifop-Fiducial publié jeudi 14 mars, si le scrutin avait lieu dimanche 17 mars, la liste Europe Écologie-Les Verts obtiendrait 8,5 % (+1 point), celles de La France insoumise 7,5 % (+1,5 point), du Parti socialiste 5,5 % (+0,5 point), et de Génération.s 2,5 %.

Une annonce loin de faire l’unanimité à gauche

La perspective d'une liste menée par une personnalité extérieure au PS – ce serait une première dans l'histoire du scrutin européen – rebute certaines figures du parti, comme l'ex-ministre Stéphane Le Foll et le sénateur Rachid Temal.

"Si je comprends bien les choses, Raphaël Glucksmann et Place publique déploraient l’explosion de la gauche (...) pour au final ajouter une nouvelle liste", a ironisé ce dernier sur Twitter.

Au-delà du PS, la stratégie de rapprochement s'est pour l'heure heurtée à la fin de non-recevoir de l'ancien socialiste Benoît Hamon, fondateur de Génération.s, et de Yannick Jadot, tête de liste d'Europe Écologie-Les Verts.

"Un vote en faveur d'une liste socialiste est une voix perdue pour la gauche", a jugé vendredi Benoît Hamon sur RTL, balayant ainsi de nouveau l'hypothèse d'une alliance avec son ancien parti.

Avec AFP et Reuters

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