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Grève pour le climat : "Prenez vos responsabilités, pas notre avenir"

Des jeunes manifestent à Paris devant le Panthéon à l'occasion de la grève pour le climat, vendredi 15 mars 2019.
Des jeunes manifestent à Paris devant le Panthéon à l'occasion de la grève pour le climat, vendredi 15 mars 2019. AW, France24

Quelque 30 000 jeunes ont manifesté vendredi à Paris pour répondre à l'appel à la grève mondiale pour le climat lancé par la jeune Suédoise Greta Thunberg.

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"Sécher les cours pour sauver la planète". Des dizaines de milliers de collégiens, lycéens et étudiants – 29 000 selon la police, 40 000 d'après les organisateurs de l'événement – ont participé vendredi 15 mars dans les rues de Paris, du Panthéon aux Invalides, à la grève mondiale pour le climat.

Si le beau temps n’était pas au rendez-vous de la journée, les récentes températures inhabituelles pour une fin d’hiver ont visiblement conforté de nombreux jeunes dans la nécessité de se mobiliser. Sur sa pancarte, Jules, 17 ans, élève de terminale, a détourné une réplique de la série "Game of Thrones" : "Winter is NOT coming" ("L’hiver n’arrive pas"). Venu avec ses copains de lycée Imran, Pierre, Orso et Yann, il explique : "Je suis là parce qu’une météo de printemps en février, ce n’est pas possible. La fonte des glaciers et les incendies de forêt en Californie non plus. L’urgence est globale."

Alors que certaines voix raillent l’angélisme du mouvement de grèves scolaires initié par la lycéenne suédoise Greta Thunberg, Jules et ses amis leur renvoient la balle : "Les politiques disent que l’on est naïfs mais on est simplement jeunes. On ne réfléchit pas pareil à 20 et 45 ans. Et puis, c’est notre avenir qui est en jeu."

"On n’a pas 20 ans, on en aura jamais 60", a justement été inscrit, en rouge et en lettres capitales, sur un mur près de l’esplanade des Invalides.

Une touche de gravité pas forcément isolée mais pas non plus représentative de l’ambiance générale plutôt festive du cortège parti du Panthéon à 13 h. L’inventivité et l’humour priment, en effet, largement dans la forêt de pancartes colorées préparées pour l’occasion : "La terre sèche, nous aussi", "J’aime bien les dinos, mais je ne veux pas finir comme eux", "T’es plus bonne sans carbone", "Sans pétrole, la fête est plus folle", "Moins de degrés, sauf pour la bière"…

"Arrête de niquer ta mer"

Pour la plupart des jeunes rencontrés par France 24, sécher les cours n’était même pas une question : "Il est inutile d’apprendre des choses si on n’en fait rien", explique ainsi Jack, 16 ans, en citant Greta Thunberg. Avec ses amis de lycée, il a fabriqué une pancarte : "Arrête de niquer ta mer".

Pour leur petit groupe, des actes décisifs contre le réchauffement planétaire généré par les activités humaines sont nécessaires en France : "En tant que pays favorisé, on n’a aucune excuse. On doit montrer l’exemple", font-ils valoir. Samedi, à l'appel de nombreuses organisations non gouvernementales, une "marche du siècle" pour le climat et contre les injustices est prévue à Paris et dans d'autres villes françaises.

Comme tous leurs camarades du lycée de la vallée de Chevreuse, Chérine et Alma, 15 ans, ont dessiné une larme verte sur leur joue : "C’est la planète qui pleure", explique-t-elle. Sur leur pancarte, elles ont choisi d’écrire : "Vivre simplement pour que simplement les autres vivent". Une devise qu’elles essaient d’appliquer au quotidien en faisant notamment du compost et du recyclage, "sinon, ça sert à rien". Tout au long de l’après-midi, des jeunes avec des gants en plastique ramassent mégots de cigarettes et détritus pour les mettre dans un sac-poubelle.

Venues de Viroflay, Aliette, 14 ans, et Clara, 15 ans, repartiront avant l’arrivée du cortège à Invalides, mais elles tenaient à être là. Dans leur collège, elles font parties des rares élèves à s’être mobilisées. Greta Thunberg qu’elles trouvent "très inspirante" y est pour beaucoup. "On manifeste pour que les politiques se réveillent", expliquent-elles. D’ailleurs, sur leur panneau on peut lire : "Prenez vos responsabilités, pas notre avenir".

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