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Attentat de Christchurch : Facebook affirme avoir supprimé 1,5 million de vidéos du massacre

Facebook dit avoir supprimé à travers le monde 1,5 million de vidéos de la tuerie de Christchurch.
Facebook dit avoir supprimé à travers le monde 1,5 million de vidéos de la tuerie de Christchurch. Christophe Simon, AFP

Les réseaux sociaux affirment être à pied d’œuvre depuis l'attentat meurtrier perpétré vendredi dans deux mosquées en Nouvelle-Zélande pour supprimer des vidéos de la tuerie. Facebook annonce en avoir supprimé 1,5 million.

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Les réseaux sociaux poursuivent les suppressions de la vidéo de l'attentat contre deux mosquées de Christchurch, en Nouvelle-Zélande survenue vendredi 15 mars. Facebook, de son côté, dit avoir supprimé à travers le monde 1,5 million de vidéos de la tuerie qui a fait 50 morts, selon un nouveau bilan.

Environ 1,2 million de ces vidéos ont été bloquées au moment de leur téléchargement, a précisé le réseau social. "Nous continuons de travailler 24/24 h pour supprimer ces contenus en violation (avec nos règles) en mobilisant des moyens technologiques et humains", a déclaré dimanche sur Twitter, Mia Garlick, responsable de Facebook en Nouvelle-Zélande.

"Par respect pour les personnes touchées par cette tragédie et les préoccupations des autorités locales, nous supprimons aussi toutes les versions modifiées de la vidéo qui ne montrent pas de contenu choquant", ajoute-t-elle.

Le compte du tireur supprimé

L'auteur de la fusillade, qui a coûté la vie à 50 personnes rassemblées dans deux mosquées de Christchurch, a diffusé les images du massacre sur Facebook pendant dix-sept minutes en utilisant une application utilisée par les amateurs de sports extrêmes, LIVE4, qui permet de diffuser en direct sur Facebook des images tournées à partir de caméras portatives.

Ces premières images de la plus grande tuerie de masse de l'histoire de la Nouvelle-Zélande ont d'abord été postées sur Facebook, avant d'être partagées sur Twitter et YouTube et sur deux services appartenant à Facebook, WhatsApp et Instagram.

Facebook a indiqué avoir supprimé le compte du tireur "peu après le début de la diffusion des images en direct", après avoir été alerté par la police. Mais de partage en partage, des vidéos ont été visibles sur ces plateformes des réseaux sociaux pendant des heures.

La Première ministre néo-zélandaise, Jacinda Ardern, a déclaré dimanche lors d'un point de presse avoir été contactée par l'une des dirigeantes de Facebook. Elle a dit vouloir s'entretenir directement avec Facebook du service de diffusion de vidéo en direct qu'il propose.

"Des outils de communication pour diffuser leurs idéologies haineuses"

D'après le dernier bilan communiqué par les autorités, la tuerie, qualifiée d'attaque terroriste par Jacinda Ardern, a fait 50 morts et autant de blessés.

Le tireur présumé, un ressortissant australien âgé de 28 ans, a été placé en détention et inculpé de meurtres.

Pour Lucinda Creighton, consultante au Counter Extremism Project, la diffusion en direct de cette tuerie illustre de manière gravissime la manière dont des groupes ou des individus extrémistes peuvent exploiter ces plateformes ou réseaux sociaux.

"Les extrémistes chercheront toujours des moyens d'utiliser des outils de communication pour diffuser leurs idéologies haineuses", souligne-t-elle. "Les plateformes ne peuvent pas empêcher cela, mais elles pourraient faire beaucoup plus pour empêcher que de tels contenus s'installent et se diffusent."

L’impossible vérification du flux diffusé en direct

Alex Zhukov, fondateur et directeur des technologies de VideoGorillas, qui a développé LIVE4, a expliqué que l'application était conçue de telle manière que les images tournées étaient directement transmises sur Facebook sans possibilité de les vérifier avant diffusion.

"Le flux n'est pas analysé, stocké ou traité par LIVE4, nous n'avons aucun moyen (même si nous le souhaitions) de regarder ces diffusions en direct au moment où elles se déroulent ou une fois qu'elles sont terminées", a-t-il dit dans des réponses écrites à l'agence Reuters.

La responsabilité des contenus ainsi diffusés, a-t-il ajouté, "incombe entièrement et uniquement à la personne à l'origine de ce stream".

Avec AFP

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