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Report, "no deal" ou retour aux urnes : les scénarios possibles du Brexit

Une manifestante anti-Brexit devant le parlement britannique le 14 mars 2019.
Une manifestante anti-Brexit devant le parlement britannique le 14 mars 2019. Dylan Martinez, Reuters

À quelques jours de la date théorique du Brexit, rien n'est tranché concernant la sortie du Royaume-Uni de l'UE. Et les surprises sont encore possibles.

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Deux ans et huit mois après le référendum coup de tonnerre et à dix jours de la date théorique de la sortie du Royaume-Uni de l'UE, trois grands scénarios tiennent la corde concernant le Brexit.

  • Un report du Brexit

Si elle veut éviter une sortie de l'UE sans accord le 29 mars, Theresa May va devoir aller quémander un report du Brexit aux Européens, réunis en sommet les 21 et 22 mars à Bruxelles. Mais l'UE a prévenu que toute prolongation devra être dûment justifiée et acceptée à l'unanimité par les 27.

Le président du Conseil européen Donald Tusk les a invités à être prêts à accorder "une longue prolongation" au Royaume-Uni si celui-ci accepte de repenser sa stratégie et parvient à dégager un consensus autour de celle-ci".

En l'état, cela signifierait un report de plusieurs mois, au-delà du 30 juin, ce qui contraindrait le Royaume-Uni à organiser des élections européennes fin mai.

  • Un Brexit sans accord

Le Parlement britannique a rejeté cette hypothèse lors d'un vote le 13 mars mais un Brexit sans accord reste une option par défaut, si aucun terrain d'entente n'est trouvé entre Britanniques, ou aussi avec l'UE.

En cas de "no deal", le Royaume-Uni mettrait fin, du jour au lendemain, à 46 ans d'appartenance à l'UE, quittant le marché unique et l'union douanière sans période de transition.

>> Brexit : depuis le référendum de 2016, un long divorce semé d'embûches

Ce scénario redouté par les milieux économiques causerait d'importantes perturbations dans les échanges entre le Royaume-Uni et l'UE. De nombreux députés s'élèvent contre une telle issue, mais certains fervents défenseurs du Brexit jugent qu'"une absence d'accord vaut mieux qu'un mauvais accord".

Pour atténuer une rupture brutale, le gouvernement a annoncé qu'il supprimerait temporairement les droits de douane sur 87 % des importations. Et les pays européens ont eux aussi intensifié leurs préparatifs devant une telle éventualité.

  • Second référendum ou législatives : les Britanniques rappelés aux urnes

Réclamée par quelques dizaines de parlementaires europhiles, l'option d'un second référendum a été rejetée la semaine dernière par la Chambre des communes. Mais en cas de blocage prolongé, l'option pourrait être de nouveau mise sur la table. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, lui a récemment apporté son soutien, mais du bout des lèvres.

Theresa May a, elle, toujours refusé d'envisager une nouvelle consultation des Britanniques. Ce qui signifie qu'il faudrait un report du Brexit couplé à un changement de gouvernement ou à de nouvelles élections pour qu'elle ait lieu.

Avec AFP

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