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"Backstop", "brino" et… "bobs" : le glossaire du Brexit

L'option d'un "people's vote" ("vote populaire") au cours d'un second référendum pourrait être remise sur la table en cas de blocage prolongé.
L'option d'un "people's vote" ("vote populaire") au cours d'un second référendum pourrait être remise sur la table en cas de blocage prolongé. Henry Nicholls, Reuters

Le long processus de divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne a donné naissance à une floraison de termes et néologismes parfois obscurs ou drôles, humour anglais aidant. Suivez le guide.

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Raccourci familier de "British exit" ("sortie britannique" de l’Union européenne), le Brexit a donné naissance à toute une série de mots et d’acronymes. À quelques jours de la date théorique du Brexit, voici quelques termes et expressions à connaître.

  • Article 50 :

L'article 50 du Traité de Lisbonne sur l’Union européenne est le texte qui encadre les conditions de retrait d’un État membre de l’UE. Cet article impose un délai de deux ans avant toute sortie de l’Union. Le Royaume-Uni a lancé le processus du Brexit le 29 mars 2017, ce qui signifie qu'il cessera d'être membre de l'UE le 29 mars 2019 - à moins qu'elle ne cherche à prolonger le processus. Toute extension du délai nécessiterait l’approbation des 27 autres membres de l’Union européenne, mais le Royaume-Uni peut décider unilatéralement de révoquer l’article 50 s’il décide de renoncer au Brexit.

  • Backstop :

Parfois présenté comme le backstop irlandais (ce qui est injuste pour les Irlandais car ils ne sont pas à l’origine du problème), ce "filet de sécurité" adopté par le gouvernement de Theresa May en 2017 est destiné à empêcher le rétablissement d'une frontière physique entre la République d'Irlande et l'Irlande du Nord avec le contrôle des biens et des personnes que cela implique. Cette clause temporaire n'est censée entrer en vigueur qu’en dernier recours. Ses détracteurs craignent qu’elle finisse par devenir permanente, menaçant ainsi l’intégrité du Royaume-Uni.

  • "Bobs" et "Brino"

Deux acronymes très en vogue : Les Bobs sont les (nombreux) Britanniques qui sont las de près de trois ans de débat sur les mêmes thèmes, les "Bored of Brexit" (Fatigués du Brexit). Quant à Brino, c'est le Brexit In Name Only (Brexit qui n'en a que le nom), ou faux Brexit, un acronyme inventé par les partisans d'un Brexit "dur" qui soupçonnent la Première ministre Theresa May d'en vouloir un "mou".

  • Brexit "dur", "mou" ou "doux" ?

Un Brexit "dur" verrait une nette rupture des liens, avec un accord commercial a minima ou pas d'accord du tout. Avec un Brexit "mou", Londres maintiendrait une partie des liens de l'union douanière ou du marché unique. Le "doux" correspondrait à une sortie ordonnée et préparée.

  • Brexiters et Remainers

Les Brexiters sont les partisans de la sortie britannique de l’EU. On trouve parmi eux les partisans d’un Brexit dur préjorativement qualifiés de “Brextremists”.

Les Remainers sont les Britanniques qui ont voté pour rester au sein de l’UE au référendum de 2016. Les Brexiters utilisent souvent le terme “Remoaners” (mélange de remainers et de grognons) pour dénigrer les opposants au Brexit.

  • "Marché unique" et "Union douanière"

Également appelé "marché intérieur", le marché unique permet aux personnes, aux biens, aux services et aux capitaux de circuler librement dans l'ensemble des États membres de l'UE. Theresa May a exclu de continuer à en faire partie pour limiter l'immigration européenne dans son pays.

L’union douanière, elle, compte les 28 États de l'UE - avec le Royaume-Uni - plus la Turquie, Andorre, Monaco et Saint-Marin. Ses membres ont aboli les droits de douane et les restrictions au commerce entre eux et adopté une politique commerciale commune vis-à-vis des pays tiers et des droits de douane communs. Theresa May souhaite en sortir pour pouvoir signer ses propres accords bilatéraux.

  • Le "traité de retrait"

C'est l'accord de divorce signé fin novembre 2018 entre le gouvernement britannique et l'UE mais rejeté par les députés britanniques. Il règle en 585 pages trois questions principales : s'assurer que Londres paye bien sa part du budget européen déjà engagé ; préserver la situation des 5 millions d'expatriés européens et britanniques après le Brexit ; préserver les accords de paix de 1998 en Irlande du Nord en évitant le retour d'une frontière physique avec la République d'Irlande.

  • Le "vote populaire"

Réclamée par quelques dizaines de parlementaires europhiles, l'option d'un "people's vote" ("vote populaire") au cours d'un second référendum a été rejetée la semaine dernière par la Chambre des communes. Mais en cas de blocage prolongé, l'option pourrait être de nouveau mise sur la table. Le chef de l'opposition, le travailliste Jeremy Corbyn, y a d'ailleurs récemment apporté son soutien, mais du bout des lèvres.

Avec AFP

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