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À Bruxelles, la droite européenne sanctionne le leader populiste Viktor Orban

Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban a vu son parti (Fidesz) temporairement suspendu, mercredi 20 mars, par la droite européenne (PPE)
Le Premier ministre hongrois, Viktor Orban a vu son parti (Fidesz) temporairement suspendu, mercredi 20 mars, par la droite européenne (PPE) Thierry Charlier, AFP

Le Parti populaire européen, a décidé, mercredi, de suspendre le parti du Premier ministre hongrois Viktor Orban, le Fidesz. Cette mesure sera maintenue dans l'attente des résultats d'une enquête sur le comportement du parti nationaliste.

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La droite européenne (PPE) a décidé de suspendre temporairement le Fidesz, parti du dirigeant populiste hongrois Viktor Orban, de ses rangs, a annoncé mercredi le président du PPE, Joseph Daul, dans un tweet.

La décision a été prise à une très large majorité (190 pour, 3 contre),  lors d'une assemblée politique du parti populaire européen (PPE) à Bruxelles.

Cette mesure de suspension, préconisée par le président du PPE, Manfred Weber, devra selon lui être maintenue dans l'attente des résultats d'une enquête interne au PPE sur le comportement du Fidesz. Les prises de position du parti nationaliste et anti-immigration hongrois sont jugées par certains incompatibles avec la ligne de ce groupe qui est le plus important du Parlement européen.

Viktor Orbàn, qui s’est déplacé à Bruxelles pour participer à la réunion, avait dénoncé cette mesure de suspension.

Une commission des "sages"

La décision n’a pas été prise à l’unanimité. Si le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker et 13 partis membres du PPE avaient demandé l'exclusion pure et simple du Fidesz du groupe, d’autres, comme Annegret Kramp-Karrenbauer, dirigeante des chrétiens-démocrates allemands, ont proposé une suspension et la création d’une commission des "sages". Idée qui a reçu le soutien du chancelier autrichien, Sebastian Kurz, et du ministre-président de Bavière, Markus Söder.

En réponse à cette menace de suspension, le directeur de cabinet de Viktor Orbàn a affirmé que le Fidesz, au nom de la "dignité nationale", quitterait de lui-même le PPE si une telle mesure était effectivement décidée.

Des excuses, pas de retour en arrière

La semaine précédant la réunion, Viktor Orbàn a écrit à plusieurs dirigeants des formations qui composent le PPE pour s'excuser de ses propos. Des propos sur la politique migratoire de l’UE qui, selon lui, pouvaient être jugés offensants. Malgré cela, il n'est toutefois pas revenu sur ses positions.

Dans ce courrier, Orbàn estime qu'une expulsion du Fidesz n'est pas la bonne solution pour régler les différends sur la politique migratoire. La position de la Hongrie à ce sujet reste inchangée, notamment pour la défense de la culture chrétienne en Europe, a-t-il souligné.

Dernièrement, alors qu’il lançait sa campagne pour les européennes, le Premier ministre hongrois a fait placarder, dans les rues de Budapest, des affiches accusant Jean-Claude Juncker et le milliardaire George Soros de comploter pour attirer davantage de migrants musulmans en Europe.

Avec AFP

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