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Theresa May demande aux Européens un report du Brexit jusqu'au 30 juin

Theresa May devant les parlementaires britanniques, mercredi 20 mars, lors de la séance de questions au gouvernement.
Theresa May devant les parlementaires britanniques, mercredi 20 mars, lors de la séance de questions au gouvernement. Ho, AFP

Après un nouveau rejet par le Parlement britannique de son accord de sortie de l'UE, Theresa May a demandé mercredi un report du Brexit jusqu'au 30 juin à Bruxelles, qui a déjà averti des "graves risques juridiques et politiques" d'un tel scénario.

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Comment sortir de l'impasse ? La Première ministre britannique Theresa May a annoncé, mercredi 20 mars, avoir adressé un courrier au président du Conseil européen Donald Tusk pour solliciter un report du Brexit jusqu'au  juin.

"J'ai écrit ce matin au président du Conseil européen Donald Tusk pour l'informer que le Royaume-Uni souhaitait une extension de l'Article 50 jusqu'au 30 juin", a-t-elle dit devant son Parlement.

La cheffe du gouvernement britannique ajoute qu'elle ne pense pas que la participation du Royaume-Uni aux élections européennes du mois de mai soit une bonne chose. Le Parlement européen issu de ce scrutin commencera à siéger
à partir du 2 juillet.

>> À lire : Report, "no deal" ou retour aux urnes : les scénarios possibles du Brexit

La date théorique du divorce entre le Royaume-Uni et l'Union européenne est fixée au 29 mars à minuit, heure de Bruxelles, mais à neuf jours de l'échéance, Theresa May n'est pas parvenue à faire approuver son projet d'accord par les députés de la Chambre des communes.

La Commission défavorable à une prolongation jusqu'au 30 juin

Il appartiendra aux 27 États membres de l'UE, réunis jeudi et vendredi en Conseil européen, de décider s'ils accordent ou non cette prolongation.

Mais dans un document rendu public mercredi, la commission européenne estime qu'une prolongation du Brexit doit, soit durer jusqu'au 23 mai, date du début des élections européennes, soit être plus longue et impliquer une participation du Royaume-Uni à ce scrutin. Dans ce document, l'exécutif européen précise qu'une prolongation jusqu'au 30 juin "entraînerait de graves risques juridiques et politiques pour l'UE et importerait dans l'UE27 certaines des incertitudes actuelles au Royaume-Uni", est-il écrit.

Pour le négociateur en chef de l'Union, Michel Barnier, "une extension, c'est une prolongation de l'incertitude, elle a un coût politique et économique". "C'est la raison, l'objectif de cette extension (...) qui conditionnera la durée" d'un report, a-t-il déclaré mardi devant la presse après une réunion à Bruxelles avec des représentants des 27.

Avec AFP et Reuters

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