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L’ancien président brésilien Michel Temer arrêté dans une enquête anticorruption

L'ancien président brésilien Michel Temer au palais de l'Alvorada à Brasilia, le 6 décembre 2018.
L'ancien président brésilien Michel Temer au palais de l'Alvorada à Brasilia, le 6 décembre 2018. Adriano Machado, Reuters

Au Brésil, l'ancien chef de l'État Michel Temer a été arrêté jeudi et placé en détention dans le cadre de l’enquête anticorruption "Lava Jato".

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L’ancien président du Brésil Michel Temer a été arreté à Sao Paulo jeudi 21 mars dans le cadre de l'enquête anticorruption "Lava Jato" ("Lavage express"), liée au groupe pétrolier public Petrobras. Le conservateur de 78 ans a été placé en détention, tout comme l'ancien ministre des Mines et de l'Énergie, Moreira Franco. Ces deux arrestations ont été ordonnées par un juge fédéral.

L'enquête "Lava Jato", qui a débuté il y a cinq ans, a exposé l’un des plus grands scandales de corruption au Brésil. Elle a conduit de nombreux politiciens et hommes d’affaires en prison, dont l’ancien président du pays Luiz Inacio Lula da Silva.

Un mandat entaché par les affaires

Selon Reuters, les procureurs accusent Michel Temer d'avoir été à la tête d'une "organisation criminelle" qui a détourné 1,8 milliard de reals (415 millions d'euros environ) de pots-de-vin grâce à différents stratagèmes, en lien notamment avec la centrale nucléaire Angra 3 à Rio de Janeiro et avec des compagnies publiques.

Pendant longtemps, le Parti du mouvement démocratique brésilien (PMDB) de Michel Temer exerçait une influence sur le choix des dirigeants des principales compagnies publiques du secteur de l'énergie.

Michel Temer, le successeur de Dilma Rousseff, qui avait pris la place de l’ancienne présidente après sa destitution, est visé par plusieurs enquêtes de corruption. Lorsqu’il dirigeait le pays, ses alliés au Parlement avaient empêché les procédures judiciaires à son encontre. Après un mandat marqué par la récession et une impopularité record, il avait cédé la place au nouveau président Jair Bolsonaro le 1er janvier dernier.

Avec AFP et Reuters

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