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Alliés et adversaires du régime syrien condamnent les propos de Trump sur le Golan

Le plateau du Golan a été annexé en 1981 par Israël, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion.
Le plateau du Golan a été annexé en 1981 par Israël, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. AFP

La Syrie et l'Iran, mais aussi la France, l'Union européenne et la Turquie ont tous réagi aux propos du président américain Donald Trump, qui souhaite reconnaître la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan.

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La déclaration du président américain, Donald Trump, en faveur de la reconnaissance de la souveraineté d'Israël sur le Golan, territoire syrien stratégique qu'il a annexé en 1981, a déclenché une avalanche de réactions partout dans le monde.

Les autorités françaises ont déclaré, vendredi, que la reconnaissance de la souveraineté israélienne sur le Golan "serait contraire au droit international". "Le Golan est un territoire occupé par Israël depuis 1967. La France ne reconnaît pas l’annexion israélienne de 1981", a déclaré le Quai d'Orsay.

"Cette situation a été reconnue comme nulle et non avenue par plusieurs résolutions du Conseil de sécurité, en particulier la résolution 497 du Conseil de sécurité des Nations Unies", poursuit le ministère français des Affaires étrangères Jean-Yves Le Drian.

La réaction française sur le Golan intervient dans un contexte diplomatique tendu avec Israël. Vendredi, Paris a en effet convoqué le chargé d'affaires israélien basé dans la capitale française après l'intrusion "grave et inadmissible" des forces de sécurité israéliennes à l'Institut français de Jérusalem afin d'y annuler un événement.

"Le Golan a un intérêt militaire extrêmement important puisque c'est un territoire en hauteur"

Même son de cloche du côté de Bruxelles. "L'Union européenne, conformément au droit international, ne reconnaît pas la souveraineté d'Israël sur les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, parmi lesquels les hauteurs du Golan, et ne considère pas qu'ils font partie du territoire israélien", a indiqué une porte-parole de l'UE à Reuters.

"Mépris des États-Unis"

Israël a conquis en 1967 une grande partie du Golan et l'a annexée en 1981, mais la communauté internationale n'a jamais reconnu cette annexion. L'annonce de Donald Trump a été interprétée comme un vrai coup de pouce au Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahou, à l'approche des législatives du 9 avril.

"Après 52 ans, il est temps pour les États-Unis de reconnaître pleinement la souveraineté d'Israël sur le plateau du Golan, qui a une importance stratégique pour l'État d'Israël et la stabilité régionale", a tweeté Donald Trump, une décision en rupture avec la position des États-Unis depuis des décennies.

La Syrie, bien entendu, n’a pas tardé à réagir. Damas a estimé que la déclaration du locataire de la Maison blanche était "une violation flagrante du droit international". "La position américaine sur la partie occupée du Golan syrien reflète clairement le mépris des États-Unis pour les règles internationales et leur violation flagrante du droit international", a déclaré une source aux Affaires étrangères syriennes citée par l'agence Sana.

Pour le régime syrien, les déclarations de Donald Trump "confirment une nouvelle fois le parti pris aveugle des États-Unis en faveur de l'occupation sioniste [...]". Mais elles "ne changeront rien au fait que le Golan est et restera arabe et syrien". Le régime de Damas a également juré de récupérer les hauteurs du Golan par "tous les moyens possibles".

La coalition des principaux groupes de l'opposition syrienne en exil a également dénoncé l'annonce du président américain, l'un des rares dossiers où sa position rejoint celle du régime. La déclaration américaine "va détruire toutes les chances pour rétablir la stabilité et la paix dans la région et provoquer plus de guerres et de destructions".

Principal allié régional du régime de Bachar al-Assad, l'Iran s'est dit "choqué" par les propos du président américain Donald Trump.

"Au bord d'une nouvelle crise"

Au Caire,la Ligue arabea jugé que la position de l'administration américaine était "dépourvue de toute valeur légale". L'Égypte, proche de l'administration Trump, a réaffirmé dans un communiqué sa position selon laquelle "le Golan syrien est un territoire arabe occupé" et son annexion "nulle et non avenue" au regard du droit international. Elle a souligné la nécessité de respecter les résolutions de l'ONU s'agissant de "l'inadmissibilité de l'acquisition de terres par la force", sans faire directement allusion aux propos de Trump.

Bien qu'hostile à Bachar al-Assad, le président turc, Recep Tayyip Erdogan, a estimé que la déclaration de Donald Trump "met la région au bord d'une nouvelle crise, de nouvelles tensions". Une position partagée par la Russie, alliée du régime syrien. Pour le Kremlin, "de tels appels peuvent déstabiliser considérablement la situation [...] au Proche Orient. Pour l'instant ce n'est qu'un appel. Espérons que cela le restera".

Avec AFP

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