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Le califat autoproclamé de l'OEI a été éliminé, annoncent les Forces démocratiques syriennes

Des combattants des FDS près de Baghouz, en Syrie, le 20 mars 2019.
Des combattants des FDS près de Baghouz, en Syrie, le 20 mars 2019. Giuseppe Cacace, AFP

L’organisation État islamique a perdu son dernier bastion syrien à Baghouz, ont annoncé, samedi, les Forces démocratiques syriennes, déclarant leur victoire définitive sur le groupe jihadiste.

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Le "califat" autoproclamé de l’organisation État islamique (OEI) a été totalement éliminé après la conquête par une force arabo-kurde soutenue par les États-Unis du dernier territoire tenu par les jihadistes en Syrie, a annoncé cette force, samedi 23 février.

"Les Forces démocratiques syriennes (FDS) déclarent la totale élimination du soi-disant califat et une défaite territoriale à 100 % de l'EI", a déclaré un porte-parole des FDS, Mustefa Bali dans un communiqué.

À l'issue de mois de combats, les FDS ont réussi à s'emparer des dernières positions jihadistes à Baghouz, un village de l'est de la Syrie, proche de la frontière irakienne. Les combats ont été très violents face aux derniers irréductibles de l'EI, a précisé ce porte-parole, mais les FDS ont désormais levé leur drapeau sur Baghouz pour célébrer leur victoire.

Emmanuel Macron a salué samedi cette annonce en jugeant qu'un "danger majeur pour notre pays" avait été "éliminé".

"La menace demeure et la lutte contre les groupes terroristes doit continuer", poursuit le chef de l'État dans deux messages postés en hommage à la coalition internationale, après l'annonce de la conquête en Syrie du dernier bastion de l'organisation jihadiste la plus redoutée au monde.

"La guerre n'est pas terminée"

À son apogée en 2014, l'OEI contrôlait un territoire aussi vaste que la Grande-Bretagne en Irak et en Syrie. L'organisation responsable d'atrocités et d'attentats meurtriers y compris en Europe y avait imposé un règne de terreur.

L'analyse du général Jean-Bernard Pinatel, expert en géostratégie

"Sur le terrain la zone est complètement détruite, il va falloir que les FDS vérifient si des engins explosifs ont été laissés par les jihadistes (…)  et il y a des milliers de personnes qui attendent aujourd’hui dans les camps", explique  Zeina Antonios, correspondante de France 24 à Beyrouth, au Liban voisin.

"La guerre n’est pas encore vraiment terminée car des combattants peuvent passer ou sont déjà passés en mode clandestin, et puis il y a ces milliers de jihadistes qui se sont rendus et qui sont aujourd’hui entre les mains des combattants kurdes et attendent d’être transférés devant la justice", poursuit la journaliste.

>> À revoir : "La prison ou la mort" pour les femmes jihadistes en Syrie

Avec AFP

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