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Tir de roquette : Israël vise le bureau du chef du Hamas à Gaza

Un raid israélien sur Gaza, le 25 mars 209.
Un raid israélien sur Gaza, le 25 mars 209. Mahmud Hams, AFP

Le bureau du chef du Hamas Ismaïl Haniyeh à Gaza a été gravement endommagé par un raid israélien. Israël a déclenché des frappes en riposte à un tir de roquette ayant fait 7 blessés.

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L'armée israélienne a commencé à mener des frappes lundi 25 mars contre des positions du Hamas dans la bande de Gaza, quelques heures après le tir d'une roquette qui a fait sept blessés près de Tel Aviv.

L'un des raids aériens visait le bureau du chef du Hamas dans la bande côtière, Ismaïl Haniyeh, a indiqué la radio du Hamas, précisant qu'il n'y avait que peu de chances que le dirigeant se trouve dans les locaux lors d'une telle intervention israélienne.

Des objectifs ont été frappés en différents endroits de l'enclave palestinienne sous blocus, coincée entre Israël, Égypte et Méditerranée. Un immeuble de deux étages hébergeant officiellement une compagnie d'assurance, en fait un bâtiment des services de renseignement du Hamas selon l'armée israélienne, et un autre appartenant à ses services de sécurité intérieure ont été entièrement détruits dans le centre de la ville de Gaza.

"Répondre avec force à l'agression gratuite"

Les représailles israéliennes ont commencé au moment précis où le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou était reçu par le président américain Donald Trump à la Maison Blanche, à quinze jours d'élections législatives incertaines dans l'État hébreu.

"Au moment où nous parlons, Israël est en train de répondre avec force à l'agression gratuite" qu'a constitué le tir de roquette de la nuit, a dit Benjamin Netanyahou. Donald Trump a dénoncé une "attaque méprisable" contre Israël et évoqué "le droit absolu" de l'État hébreu à se défendre.

L'armée israélienne a accusé le Hamas d'être l'auteur du tir, qui, selon elle, a parcouru 120 km depuis une de ses positions dans le sud de la bande de Gaza. Le Hamas a nié, mais il a prévenu, ainsi que le Jihad islamique, qu'ils répliqueraient à une "agression" israélienne.

Les explications de notre correspondant

Une roquette a frappé dans la nuit de dimanche à lundi une maison à Mishmeret, au nord de Tel Aviv, à plus de 80 km de la bande de Gaza, une distance rarement atteinte par les tirs depuis l'enclave palestinienne. La roquette a provoqué un incendie qui a fait au moins cinq blessés, ont indiqué la police et les secours.

Le tir de cette roquette lundi est survenu après le tir de deux roquettes en direction de la région de Tel Aviv à partir de la bande de Gaza le 14 mars. Aucun blessé n'avait été rapporté. En représailles, Israël avait conduit une centaine de frappes contre des positions du Hamas, dont un important site souterrain de fabrication de roquettes, selon l'armée. Quatre Palestiniens avaient été blessés lors de ces frappes.

Une trêve informelle entre le Hamas et Israël avait entraîné un calme relatif le long de la frontière, mais les dernières semaines ont été marquées par une nouvelle hausse de la violence. L'armée israélienne répondant systématiquement à ce genre d'attaque, ce nouveau tir de roquette lundi devrait attiser les tensions déjà vives avec les Palestiniens.

D'autant que ce regain de tension intervient à quelques jours du 30 mars, date marquant le premier anniversaire du début des manifestations et des affrontements palestiniens le long de la frontière entre la bande de Gaza et Israël. Depuis mars 2018, au moins 258 Gazaouis ont été tués par des tirs israéliens.

Avec AFP et Reuters

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