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Sécurité, environnement, économie : la Chine et l'UE affichent leur volonté de multilatéralisme

Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping se sont réunis mardi 26 mars à l’Élysée.
Le président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et le président chinois Xi Jinping se sont réunis mardi 26 mars à l’Élysée. Philippe Wojazer, Reuters

À l'issue de leur réunion à l'Élysée mardi, Xi Jinping, Emmanuel Macron, Angela Merkel et Jean-Claude Juncker ont appelé au renforcement du multilatéralisme et de la coopération entre la Chine et l'Union européenne.

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"Monsieur le président de la République populaire de Chine, sachez que vous avez dans cette salle des amis droits dans leurs exigences, fidèles dans leur amitié", a déclaré Emmanuel Macron pour clore son discours lors de la conférence de presse commune à l’Élysée, mardi 26 octobre, avec son homologue Xi Jinping. Ce clin d’œil au philosophe chinois Confucius illustre la volonté de la France, au même titre que l’Union européenne, d’avancer avec la Chine pour bâtir une vision multilatérale forte. Pour Emmanuel Macron, qui s'exprimait aux côtés de la chancelière allemande Angela Merkel et du président de la Commission européenne Jean-Claude Juncker, également conviés à l'Élysée, cela s’articule autour de plusieurs piliers, à savoir "la paix et la sécurité internationale", "la question climatique" et "un partenariat exemplaire" sur le plan économique.

"La Chine et la France ont de larges convergences de vue sur les questions multilatérales", a pour sa part réagi Xi Jinping, en visite en France depuis lundi. Les deux chefs d’État ont promis d'agir "conjointement pour un sursaut mondial face à l'érosion de la biodiversité", alors que la Chine va accueillir en 2020 une conférence de l'ONU sur la biodiversité qui doit marquer une étape importante pour la protection de l'environnement.

Dans une déclaration commune présentant 37 points, dont dix sur la question climatique, la France comme la Chine se sont engagées à appliquer "dans toutes ses dimensions" l’accord de Paris de 2015 sur le climat – qui vise à contenir le réchauffement mondial sous les 2 °C par rapport à l'ère préindustrielle –, "à renforcer la capacité d’application des engagements et à communiquer d’ici 2020 leur stratégie à long terme de développement à faible émission de gaz à effet de serre pour le milieu du siècle".

"Partenaire" de la France en Afrique

Les dirigeants européens et le président chinois ont également soutenu la réforme de l’Organisation mondiale du commerce (OMC). "Nous devons accélérer les travaux entre l’Union européenne et la Chine" sur ce dossier, a lancé Emmanuel Macron.

Par ailleurs, Paris a appelé Pékin à être "partenaire" de la France en Afrique, continent où le géant asiatique a fortement augmenté sa présence et son influence au cours des dernières années. "Nous ne sommes pas en Afrique des rivaux stratégiques", a affirmé le chef de l'État français. "Mais nous pouvons y être bien davantage des partenaires dans la durée sur les plans de la sécurité, de l'éducation, des infrastructures et du développement", a-t-il ajouté, tout en saluant la "contribution importante" de Pékin "aux pays de la force conjointe G5 Sahel" (le Burkina, le Mali, la Mauritanie, le Niger et le Tchad).

La France s'inquiète des financements apportés par la Chine à certains pays africains déjà très endettés et a fixé comme priorité de sa présidence du G7 cette année d'obtenir plus de transparence dans les prêts accordés aux pays en développement.

Le locataire de l’Élysée a enfin appelé son homologue chinois à "respecter l'unité de l'Union européenne", alors que Pékin est soupçonné de jouer la division des États membres par sa politique d'investissements.

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