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REPORTAGE

Au Mozambique, des rescapés fuient la région de Sofala, l'une des plus sinistrées

Des sinistrés après le passage du cyclone Idai.
Des sinistrés après le passage du cyclone Idai. Capture France 24

Au Mozambique, 1,85 million de personnes sont désormais touchées par les conséquences du cyclone Idai, qui a dévasté le centre du pays. Nos envoyés spéciaux sont allés à la rencontre des victimes qui fuient une région encore totalement inondée.

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Il n'y a plus d'électricité dans la province de Sofala, au nord du Mozambique. Les routes et les champs sont encore inondés après le passage du cyclone Idai. Cinq cas de choléra ont par ailleurs été "confirmés" à Beira et dans sa région, a confirmé le directeur national de la santé.

Ils sont tous les jours plus nombreux à s’échapper de la zone sinistrée. Marcos Mourao a profité de la baisse des eaux durant les deux derniers jours pour quitter la ville de Buzi  où il travaillait sur un chantier. Il a fait 50 kilomètres de marche, avant de croiser le moindre véhicule.

"Tous ceux qui viennent de ce côté sont venus à pied. Ils sont désespérés pour trouver à manger. Il n’y a rien là-bas. On a bien vu les hélicoptères au-dessus de nos têtes. On a fait des signes, mais ils ne se sont pas arrêtés. Mais nous avons survécu", raconte cet ouvrier. Marcos n'a emporté que ses papiers, dans un sac en plastique, pour les protéger de la pluie : "C'est toute ma vie. C'est pour cela que je l'agrippe comme un bébé. La plupart des gens ont tout perdu”.

"Ce sont des cadavres qu'ils attrapent"

Sur la route, chacun a son histoire. Il est impossible de compter le nombre de victimes. Le gouvernement dénombre 447 morts, mais la zone de Buzi, qui compte plus de 200 000 habitants, n'a pas été complètement comptabilisée. Beaucoup pensent que le chiffre officiel n'est pas crédible. "Il y a des gens là-bas qui jettent des filets de pêche. Ce sont des cadavres qu’ils attrapent. Je vous assure que de ce côté-là, il y a beaucoup de morts", décrit Vasco Joaquim.

Avec le soleil, la vie reprend son cours. Ceux qui ont toujours vécu là font le choix de rester, selon Marcos Mouaro : "Ils ont l’habitude. À chaque fois qu'il pleut, on a ce genre de situation. Ils se font une raison et vivent au jour le jour. Mais nous qui ne sommes pas d'ici, on doit retourner voir nos familles. J'ai eu trop peur avec ces inondations. Au moins maintenant, je suis sorti de tout cela. Je suis soulagé". Marcos rentre chez lui , à 700 km de là, là ou il n'y a jamais de cyclone.

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