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Dans la presse

Visite du président chinois en France : "C'est Xi le patron ?"

France 24

À la une de la presse, ce mardi 26 mars, la visite d'État de Xi Jiping en France, où le président a annoncé une commande record pour Airbus, les aveux de l'ex-militant d'extrême-gauche Cesare Battisti en Italie, le lancement de la campagne pour les élections européennes en France, et une autre campagne européenne bien partie pour l'équipe de France de foot.

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À la une de la presse ce matin, la visite d’État de XI Jinping en France, où le président chinois a annoncé lundi une commande record pour Airbus.

La Dépêche du Midi annonce une commande géante de 300 avions pour une facture de près de 30 milliards d’euros. "Une bonne nouvelle pour l’avionneur européen, et une bonne nouvelle pour Toulouse", d’après le quotidien local, qui précise d’une partie des appareils seront assemblés dans la ville française, une autre partie devant l’être sur le site d'Airbus à Tianjin, près de Pékin. Le journal cite le commentaire d’Emmanuel Macron lors de la signature : "La conclusion d'un grand contrat pour Airbus est une avancée importante et un excellent signal de la force des échanges" entre la Chine et la France. Le président français a par ailleurs convié la chancelière allemande, Angela Merkel, et le président de la Commission européenne, Jean-Claude Juncker, à rencontrer ce mardi Xi Jinping à l’Élysée, pour tenter de présenter "un front commun" face à Pékin, d’après Libération, qui se demande si cette tentative n’arrive pas un peu trop tard. "C’est Xi le patron ?", s’interroge le journal, en évoquant "l’inquiétude" face aux pratiques à l’exportation de Pékin, dont le "plan" consisterait à "s’emparer des techniques étrangères" et à "s’affranchir de nombreuses normes", tout en protégeant son marché intérieur. Une stratégie à laquelle l’UE aurait réagi jusqu’à présent en jouant "les ravis de la crèche", par exemple en "ouvrant ses marchés publics à tout vent", alors que la Chine, elle, continuerait "d’en faire des chasses gardées nationales".

Cette inquiétude est partagée en Allemagne. Alarmé par le "chant des sirènes chinoises", Der Tagessepiegel met en garde l’UE contre le risque de voir le monde dirigé par deux seuls pôles, la Chine et les États-Unis, faute de leadership européen, et en appelle Angela Merkel, Emmanuel Macron et Jean-Claude Juncker à "se battre davantage" pour défendre les intérêts de l’Europe. D’après le quotidien allemand, "le plaidoyer [du président français] en faveur d’un renforcement de protection européenne, notamment pour les industries, [serait] susceptible de trouver aujourd’hui un écho plus favorable auprès de la chancelière allemande, que par le passé". À Pékin, on tente de désamorcer les inquiétudes européennes en martelant que la visite de Xi Jinping est "chargée d’intentions pacifiques", dixit The Global Times. D’après le quotidien officiel, la présence à Paris du président chinois aurait pour but d'"améliorer la coopération" franco-chinoise et de "sauvegarder le multilatéralisme".

À la une également, la "clarification" de l’ancien militant d’extrême-gauche italien Cesare Battisti, qui a reconnu le week-end dernier sa responsabilité dans quatre meurtres commis à la fin des années 1970. Ces aveux font la une de tous les quotidiens italiens, dont Il Fatto Quotidiano, qui rappelle que cette confession intervient 34 ans après la première condamnation de Cesare Battisti, et deux mois après son extradition du Brésil, où il clamait alors son innocence. "L’ancien membre des Prolétaires armés pour le communisme, condamné à la perpétuité, demande pardon aux familles des victimes, qui l’accusent, elles, de chercher uniquement à écourter sa peine", rapporte le quotidien italien. "L’ancien terroriste admet sa responsabilité dans les meurtres dont il est accusé, alors que des acteurs, des écrivains et des intellectuels, l’ont présenté comme un martyr", cingle La Verita, qui se demande si "eux aussi vont demander pardon".

En France, la tête de liste de La République en marche pour les Européennes a été désignée lundi. Dans un entretien au Figaro, Nathalie Loiseau, qui va démissionner du ministère des Affaires européennes, annonce le lancement d’une campagne pour une "Europe des solutions", un programme dont elle espère qu’il permettra au parti présidentiel de "battre" le Rassemblement national de Marine Le Pen, qui le talonne dans les sondages. Sauf surprise, les candidatures pour le 26 mai sont donc à présent au complet, et les partis "en ordre de bataille", d’après Sud-Ouest, qui a retenu pour sa une les listes arrivant en tête dans les intentions de vote. Ces listes mettent l’écologie à l’honneur, d’après L'Opinion, qui s’amuse de cette passion soudaine pour le vert : "Tous écolos !", ironise le journal, où le dessin de Kak montre un écologiste expliquant à la tête de liste Europe-Écologie-les-Verts, Yannick Jadot, que "c’est le propre des idées écolos d’être recyclables".

Un mot, avant de nous quitter, de cette autre campagne européenne qui débute parfaitement : celle bien sûr des Bleus, victorieux lundi soir face à l’Islande (4-0). Avec deux victoires en quatre jours, après la Moldavie vendredi, l’équipe de France de foot est en tête de son groupe pour l’Euro-2020. "La fête continue", salue L'Équipe.

 

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