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Au Conseil de sécurité de l'ONU, les États-Unis isolés au sujet du Golan

Sur le plateau du Golan, la Force des Nations unies pour l'observation du désengagement (Fnuod).
Sur le plateau du Golan, la Force des Nations unies pour l'observation du désengagement (Fnuod). Louai Beshara, AFP

Le Conseil de sécurité de l'ONU a tenu mercredi soir une réunion d'urgence, à la demande de la Syrie, au sujet du plateau du Golan. Les États-Unis, qui viennent de reconnaître la souveraineté d'Israël sur ce territoire, se sont retrouvés isolés.

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Les États-Unis se sont retrouvés isolés, mercredi 27 mars, lors d'une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies destinée à débattre de la décision unilatérale de Donald Trump de reconnaître une souveraineté israélienne sur le plateau du Golan.

"La Syrie condamne la reconnaissance de Donald Trump" qui revient à "torpiller le droit international et à humilier les Nations unies", a estimé l'ambassadeur syrien à l'ONU, Bashar Ja'Afari.

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"Mépris du droit international" et "violation des résolutions de l'ONU", cette "reconnaissance est nulle et non avenue", a asséné Vladimir Safronkov, diplomate de la mission russe à l’ONU. De la Belgique à l'Allemagne en passant par le Koweït, la Chine, l'Indonésie, le Pérou, l'Afrique du Sud ou la République dominicaine, tous ont dénoncé une décision unilatérale qui rompt avec le consensus international jusqu'ici observé.

Damas accusé de "cynisme"

Le fait que la Syrie ait demandé cette réunion d'urgence est "cynique alors que le gouvernement syrien viole les résolutions de l'ONU", "a bombardé des écoles et des hôpitaux", "utilisé des armes chimiques" contre son peuple, a cependant dénoncé l'ambassadeur allemand aux Nations unies, Christoph Heusgen.

Tout en soulignant le droit d'Israël à assurer sa sécurité, les États-Unis se sont en revanche joints à leurs partenaires du Conseil de sécurité pour affirmer la nécessité de maintenir sur le Golan la Force des Nations unies pour l'observation du désengagement (Fnuod). Présente sur le Golan depuis 1974, la Fnuod compte un millier de Casques bleus, dont le mandat vient à échéance en juin. Son coût annuel est d'environ 60 millions de dollars.

Le décret signé lundi par le président américain "n'affecte pas l'accord de désengagement du Golan de 1974 et ne met pas en péril le mandat de la Fnuod", a affirmé un diplomate de la mission américaine à l'ONU, Rodney Hunter. "La Fnuod continue d'avoir un rôle vital pour préserver la stabilité entre Israël et la Syrie", a-t-il insisté. "Les États-Unis sont préoccupés par les rapports de l'ONU sur des activités militaires continues et la présence de forces armées syriennes dans la zone-tampon" et "par les informations sur une présence du Hezbollah" libanais dans cette zone, a-t-il ajouté.

France 24

Mercredi, l'ambassadeur israélien à l'ONU Danny Danon a affirmé que "pendant 19 ans, la Syrie avait utilisé le Golan comme une position avancée contre Israël". "Aujourd'hui, c'est l'Iran qui veut mettre ses soldats sur les bords de la mer de Galilée (lac de Tibériade). Israël n'acceptera jamais que cela se réalise et il est temps que la communauté internationale reconnaisse que le Golan restera sous souveraineté israélienne pour toujours."

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Au même moment, la défense syrienne repoussait une attaque aérienne israélienne près d'Alep (nord), selon l'agence officielle de presse syrienne Sana. L'Observatoire syrien des droits de l'Homme (OSDH) a affirmé que les frappes israéliennes avaient touché "des entrepôts de munitions appartenant aux forces iraniennes et à des groupes alliés, provoquant d'énormes explosions" et tuant quatre personnes.

Avec AFP et Reuters

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