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Venezuela : Juan Guaido révoqué de son poste de président du Parlement et déclaré inéligible

Juan Guaido, le 27 mars 2019, lors d'un rassemblement à Caracas.
Juan Guaido, le 27 mars 2019, lors d'un rassemblement à Caracas. Federico Parra, AFP

Le président par intérim autoproclamé du Venezuela, Juan Guaido, a été démis de ses fonctions de président du Parlement, jeudi, en raison de soupçons de corruption, a affirmé le contrôleur général de la République.

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Faut-il y voir une volonté de Nicolas Maduro de reprendre la main ? Le président du Parlement vénézuélien, Juan Guaido, également chef de file de l'opposition, a été révoqué, jeudi 28 mars, de son poste et déclaré inéligible durant 15 ans pour corruption présumée, ont annoncé les autorités vénézuéliennes.

Le contrôleur général de la République, Elvis Amoroso, chargé de veiller à la transparence de l'administration au Venezuela, a décidé "d'interdire l'exercice de toute fonction élective au citoyen (Juan Guaido) pour la durée maximum prévue par la loi", a-t-il déclaré à la télévision d'État.

Cette durée est de 15 ans, a rappelé le responsable de cet organisme jugé proche du pouvoir en place.

Des dépenses liées à des voyages mises en cause

Selon Elvis Amoroso, Juan Guaido ne justifie pas, dans ses déclarations de patrimoine, certaines dépenses réalisées au Venezuela et à l'étranger avec des fonds provenant d'autres pays.

"Il a réalisé plus de 91 voyages hors du territoire pour un coût supérieur aux 310 millions de bolivars (quelque 94 000 dollars au taux actuel), sans justifier l'origine de ces fonds", a expliqué le contrôleur.

>> À lire : "Le bras droit de Juan Guaido arrêté pour 'terrorisme' au Venezuela"

"Il n'est pas contrôleur. Il ne l'est pas (...) et il n'existe pas de sanction d'inéligibilité (...)", a réagi Juan Guaido. "Le Parlement légitime est le seul ayant le pouvoir de désigner un contrôleur", a-t-il déclaré, rappelant qu'Elvis Amoroso avait été nommé à ce poste par l'Assemblée constituante, acquise au pouvoir et qui remplace dans les faits le Parlement.

Elvis Amoroso avait annoncé le 11 février l'ouverture d'une enquête visant l'opposant. Il a demandé au parquet d'"exercer les actions correspondantes", sans plus de précision.

L'ancien candidat à la présidentielle de 2013 Henrique Capriles avait été sanctionné de la même façon et déclaré inéligible, ce qui l'avait empêché de se présenter par la suite en 2018.

Avec AFP

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