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Militaires russes au Venezuela : le Kremlin demande à Trump de se mêler de ses affaires

Les forces de l'ordre vénézuéliennes, le 21 mars 2019, devant le siège des services de renseignement à Caracas.
Les forces de l'ordre vénézuéliennes, le 21 mars 2019, devant le siège des services de renseignement à Caracas. Ronaldo Schemidt, AFP

Moscou a critiqué, jeudi, les commentaires de Donald Trump sur les soldats russes présents au Venezuela, estimant que ce n'était pas aux États-Unis de décider avec quel pays Caracas pouvait conclure un accord de coopération militaire.

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La passe d'armes se poursuit. Jeudi 28 mars, le Kremlin a demandé à Donald Trump, qui a sommé la Russie de quitter le Venezuela, de se mêler de ses affaires et de la "respecter", assurant que les "spécialistes" russes arrivés récemment à Caracas s'y trouvaient dans le cadre de la mise en œuvre de contrats.

"Il existe des obligations contractuelles, des contrats de livraisons de certains types de biens. Nous ne pensons pas que des pays tiers aient à s'inquiéter de nos liens bilatéraux", a déclaré le porte-parole du Kremlin, Dmitri Peskov.

>> À voir : "La détresse psychologique, l'autre impact de la crise au Venezuela"

"Nous ne nous ingérons d'aucune manière dans les affaires intérieures du Venezuela et nous attendons des autres pays qu'ils suivent notre exemple et laissent les Vénézuéliens décider eux-mêmes de leur destin", a-t-il ajouté.

La Russie et le Venezuela ont conclu en 2011 un accord de coopération militaire prévoyant la vente d'armements russes à Caracas, financée par un crédit russe.

"Les États-Unis sont présents en de nombreux points du globe"

Le ton ne cesse de monter entre Washington, qui reconnaît comme une cinquantaine de pays Juan Guaido comme président par intérim et réclame le départ de Nicolas Maduro, et Moscou, qui accuse les États-Unis d'essayer d'organiser un "coup d'État" dans ce pays aux immenses réserves pétrolières.

Ces tensions ont connu un nouveau pic depuis l'arrivée le week-end dernier de deux avions russes, un Antonov An-124 et un Iliouchine Il-62 à Caracas. Selon des médias locaux, ils transportaient 99 militaires et 35 tonnes de matériel, sous le commandement du chef de l'armée de terre, le général Vassili Tonkochkourov.

"La Russie doit partir", a lancé Donald Trump, en recevant dans le bureau Ovale Fabiana Rosales, épouse du chef de file de l'opposition Juan Guaido.

"Les États-Unis sont présents en de nombreux points du globe et personne ne leur dit où ils peuvent se trouver ou pas. Nous souhaiterions donc pouvoir compter sur un respect mutuel de notre droit à construire avec n'importe quel État les relations qui correspondent à nos intérêts et à ceux des États en question", a estimé Dmitri Peskov jeudi.

Avec AFP

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