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BRUNEI

Lapidation, peine de mort pour les homosexuels... George Clooney en guerre contre le sultan de Brunei

L'acteur américain le 7 juin 2018 à Hollywood.
L'acteur américain le 7 juin 2018 à Hollywood. Valérie Macon, AFP
3 mn

L'acteur américain George Clooney a lancé jeudi un appel au boycott de neufs hôtels de luxe liés au sultan de Brunei. Ce riche petit État pétrolier s'apprête à instaurer la peine de mort en cas d'homosexualité ou d'adultère.

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C'est sans doute un coup d'épée dans l'eau mais, pour George Clooney, ça veut dire beaucoup. L'acteur américain a lancé, jeudi 28 mars, sur le site Deadline.com spécialisé dans le divertissement, un appel au boycott des hôtels du sultan de Brunei. Ce petit État d'Asie du Sud-Est, sur lequel il règne sans partage depuis 1967, a annoncé mercredi la mise en place d'une nouvelle législation instaurant la lapidation et la peine de mort en cas d'adultère ou d'homosexualité. Elle prévoit aussi l'amputation d'une main ou d'un pied pour vol.

Le 3 avril, "la nation de Brunei va commencer à lapider et à fouetter à mort n'importe lequel de ses citoyens convaincu d'être homosexuel. Comprenez-le bien", écrit George Clooney dans sa tribune.

Le sultan est "l'un des hommes les plus riches du monde" et "possède l'Agence d'investissement de Brunei" qui, à son tour, est propriétaire de "neuf des hôtels les plus prestigieux dans le monde", poursuit George Clooney.

Et le comédien d'en donner la liste : The Dorchester (Londres), 45 Park Lane (Londres), Coworth Park (Royaume-Uni), The Beverly Hills Hotel (Beverly Hills, USA), Hotel Bel-Air (Los Angeles, USA), Le Meurice (Paris), Hôtel Plaza Athénée (Paris), Hotel Eden (Rome) et Hotel Principe di Savoia (Milan, Italie).

"J'ai séjourné dans nombre d'entre eux, dont certains récemment, parce que je n'avais pas fait mes devoirs et que j'ignorais qui les possédait", reconnaît l'acteur américain.

Une action symbolique

"Chaque fois que nous descendons dans l'un de ces neuf hôtels, que nous y participons à des réunions ou que nous y mangeons, nous versons directement de l'argent dans les poches d'hommes qui ont choisi de lapider ou de fouetter à mort leurs propres citoyens parce qu'ils sont gay ou accusés d'adultère", écrit-il.

L'acteur reconnaît qu'un boycott n'aura probablement que peu d'effet. Mais, dit-il, "j'ai appris au cours des années passées à faire face à des régimes meurtriers qu'on ne peut pas les couvrir de honte. En revanche, on peut couvrir de honte les
banques, les financiers et les institutions qui font des affaires avec eux et choisissent de regarder ailleurs".

Aucune réaction n'a pu être obtenue auprès de la Brunei Investment Company et du gouvernement de Brunei, sollicités vendredi par courriers électroniques.

Cette petite monarchie de 430 000 habitants est dirigée d'une main de fer par le sultan Hassanal Bolkiah depuis 1967. L'islam est la religion officielle. Et le pays compte deux systèmes judiciaires, l'un civil et l'autre islamique. Elle a annoncé en 2014 l'introduction progressive de la charia, malgré l'opposition des défenseurs des droits humains.

AFP et Reuters

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