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Un nouveau gouvernement de 27 membres nommé en Algérie

Le nouveau gouvernement algérien est conduit par Noureddine Bedoui, désigné Premier ministre le 11 mars 2019.
Le nouveau gouvernement algérien est conduit par Noureddine Bedoui, désigné Premier ministre le 11 mars 2019. AFP

Un nouveau gouvernement a été nommé dimanche en Algérie. Il est composé de 27 membres, dont huit de l'ancienne équipe. Ramtane Lamamra, nommé le 11 mars vice-Premier ministre et chef de la diplomatie, n’en fera pas partie.

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Le président Abdelaziz Bouteflika a nommé dimanche 31 mars un nouveau gouvernement, conduit par Noureddine Bedoui, désigné Premier ministre le 11 mars, et composé de 27 membres, dont huit de l'ancienne équipe, selon un communiqué de la présidence, cité par l'agence de presse officielle APS.

Selon la liste diffusée par la télévision nationale, Ramtane Lamamra, nommé le 11 mars vice-Premier ministre et chef de la diplomatie, n’en fera pas partie. C'est Sabri Boukadoum, 60 ans, jusqu'ici ambassadeur de l'Algérie à l'ONU, qui hérite du portefeuille des Affaires étrangères.

Le chef d'état-major de l'armée, le général Ahmed Gaïd Salah, qui a récemment proposé la mise en œuvre de mécanismes constitutionnels pour écarter le président Bouteflika du pouvoir, reste lui vice-ministre de la Défense. Le portefeuille de la Défense est détenu par Abdelaziz Bouteflika lui-même, constitutionnellement chef suprême des armées.

Des inconnus sur la scène politique algérienne

L'équipe ne compte que cinq femmes, dont trois figuraient déjà dans l'ancien gouvernement, pour 23 hommes. La majorité des entrants étant des inconnus sur la scène politique algérienne, il est difficile d'apprécier le réel rajeunissement promis par le Premier ministre à un pays dont la moitié de la population a moins de 30 ans et peine à se reconnaître dans ses dirigeants.

Parmi les figures connues, le nouveau ministre des Finances, Mohamed Loukal, jusqu'ici gouverneur de la Banque d'Algérie, a 68 ans. Le PDG du distributeur public d'électricité et de gaz Sonelgaz, Mohamed Arkab, 52 ans, est nommé ministre de l'Énergie. Nouvelle venue, Meriem Merdaci, éditrice de 35 ans, devient ministre de la Culture. L'autre femme nouvellement nommée est Djamila Tamazirt, à l'Industrie et aux Mines, dont la biographie n'est pas connue dans l'immédiat.

La promesse est tenue en ce qui concerne les technocrates, plusieurs nouveaux ministres ayant auparavant été hauts fonctionnaires dans le ministère désormais sous leur tutelle. Noureddine Bedoui, détenteur du portefeuille jusqu'à sa nomination à la tête du gouvernement, est ainsi remplacé à l'Intérieur par Salah Eddine Dahmoune, auparavant secrétaire général du ministère.

Addelhakim Belabed, nouveau ministre de l'Éducation, occupait les mêmes fonctions dans son ministère, et son nouveau collègue de la Santé, Mohamed Miraoui, 54 ans, était jusqu'ici le directeur de la Santé à Alger. De tous les gouvernements depuis plus de 15 ans et proche du chef de l'État, Tayeb Louh, ministre de la Justice depuis 2013, est remplacé par Slimane Brahmi, un magistrat à la longue carrière ayant notamment présidé la Cour de justice d'Alger.

Parmi les autres partants importants figurent Abdelkader Messahel, ministre depuis 2013. Il avait déjà transmis, le 11 mars, son portefeuille des Affaires étrangères à Ramtane Lamamra, qui ne l'aura gardé que 20 jours. Sont également partants Nouria Benghabrit, ministre de l'Éducation depuis 2014, ou Mohamed Aïssa, ministre des Affaires religieuses et des Wakfs (biens religieux) depuis 2014 et remplacé par Youcef Belmehdi.

Outre MM. Bedoui et Gaïd Salah, ne restent de l'ancienne équipe que Tayeb Zitouni (Moudjahidine – les anciens combattants), Houda Imane Feraoun (Poste et Télécommunications), Ghania Eddalia (Famille et Condition féminine), Said Djellab (Commerce), Abdelkader Benmessaoud (Tourisme et Artisanat), Fatma Zohra Zerouati (Environnement).

L'Algérie, théâtre d'une crise politique née d'un mois de contestation inédite, a par ailleurs interdit dimanche pour un mois le décollage et l'atterrissage des aéronefs privés appartenant à des ressortissants algériens, selon un avis diffusé par des autorités aéronautiques algériennes consulté par l'AFP.

Cette interdiction est valable jusqu'au 30 avril. L'avis ne précise pas les motifs de cette interdiction.

Avec AFP

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