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Dans la presse

"Les Algériens ne veulent pas du 102, mais du sang neuf"

France 24

À la une de la presse, lundi 1er avril, l’annonce d’un nouveau gouvernement en Algérie, le remaniement ministériel en France. L’élection de Zuzana Caputova en Slovaquie. Les ennuis (habituels) de Theresa May. Et les poissons d’avril.

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À la une de la presse, lundi, la poursuite des manifestations en Algérie, où Abdelaziz Bouteflika a nommé hier un nouveau gouvernement.

 

La désignation de ce nouvel exécutif calmera-t-elle la contestation, alors que le chef d’état-major de l’armée, Gaïd Salah, a demandé une nouvelle fois, samedi, que le président soit déclaré inapte à exercer ses fonctions ? El Moudjahid ne sait plus à quel saint se vouer. Le quotidien officiel fait passer le bras de fer entre les deux hommes au second plan, se bornant à constater que "jamais les lectures partiales et partielles, les déclarations contradictoires des uns et des autres, n’ont été aussi intenses" qu’en ce moment, évoquant avec pudeur "un foisonnement qui donne le tournis et parfois désoriente le citoyen". Le Temps, lui aussi proche du pouvoir, semble quant à lui stupéfait par le "déballage public de la guerre des clans qui se déroule (en ce moment) au sommet de l’État". "Ce qui n’était, jusque-là, qu’un débat d’élite est désormais du domaine public", peine à croire le journal, qui parle de "rupture définitive entre l’état-major de l’armée et la présidence de la République".

 

Les Algériens, eux, ont réagi aux annonces de l’un et de l’autre… par de nouvelles manifestations. D’après El Khabar, les manifestants sont mobilisés contre "le conflit au sein du pouvoir", au sein d’un régime qu’ils veulent voir disparaître complètement. "Le pouvoir repousse les revendications des Algériens", critique El Watan, auquel le paradoxe de la situation n’a pas échappé : "Gaïd Salah garde son poste (de vice-ministre de la Défense) dans le nouveau gouvernement nommé par le chef de l’État", dont il demande le départ. Les Algériens ne sont toujours pas convaincus. À voir aussi avec le dessin de Hic, qui montre les membres du nouveau gouvernement… en filles de joie attendant le client. "Le peuple s’est exprimé", martèle Dilem : "Les Algériens ne veulent pas l’article 102 (invoqué par le général Salah, pour demander le départ d’Abdelaziz Boutelika) mais du sang neuf". Deux dessins trouvés sur Twitter.

 

Du sang neuf en France aussi, où l’Élysée a annoncé hier soir un mini-remaniement provoqué par les départs de trois ministres pour les européennes et les municipales. D’après Le Figaro, Emmanuel Macron a nommé trois de ses proches, son ex-conseillère de presse Sibeth Ndiaye, porte-parole du gouvernement, Cédric O, secrétaire d’État au numérique et Amélie de Montchalin, secrétaire d’État aux Affaires européennes. Un remaniement perçu comme un "signe en creux du rétrécissement autour des historiques de la campagne et des marcheurs de la première heure", "sur fond d’élections européennes qui auront valeur de test pour le président".

Les européennes auront lieu dans moins de deux mois maintenant, et la gauche les aborde en ordre dispersé. Cette désunion désespère Libération, qui critique la multiplication des attaques violentes entre ses leaders masculins. Ces divisions "tirent tout le monde vers le bas", selon Libé, qui fustige une ambiance de "cour de récré".

 

Les européennes, la gauche... des sujets évoqués aussi par François Hollande dans Le Parisien. L’ex-président met en garde contre l’arrivée, tôt ou tard, de l’extrême droite au pouvoir en France et s’inquiète d’une "paralysie" de l’UE par les populistes, qui ont le vent en poupe ces temps-ci en Europe.

À rebours de cette tendance, Zuzana Caputova est arrivée en tête de la présidentielle en Slovaquie, samedi. Première femme à devenir présidente de Slovaquie, cette ancienne avocate anticorruption et écologiste fait la une de toute la presse de son pays, de Pravda, au journal SME, qui livre son score définitif : 58,4%. Une large victoire présentée comme le signe du rejet d’une élite politique "qui protège quelques privilégiés, a fait de la corruption un principe élémentaire, et pratique le chantage et sacrifie l’avenir du plus grand nombre pour sa survie politique".

 

Sa survie politique à elle ne tient plus qu’à un fil : il s'agit bien sûr de Theresa May. Plus que jamais sur un siège éjectable, la Première ministre britannique envisagerait de faire voter une quatrième fois les parlementaires sur son Brexit. À moins qu’elle ne décide de convoquer des élections pour sortir du blocage... Un scénario qui pourrait provoquer une déroute électorale totale des conservateurs, d’après Metro, qui met en garde Theresa May contre cette idée : "Don’t be an april fool", "ne vous faites pas avoir" – avec un jeu de mots sur ce 1er avril, jour des poissons d’avril.

 

Une tradition rigolote dont Le Parisien a recherché l’origine, livrant plusieurs explications possibles, comme le fait que le poisson est le dernier signe du zodiaque, qui marque la fin de l’hiver. Pour honorer cette tradition de la blagounette, voici cette histoire du Parisien, qui raconte qu’un Américain a eu le hoquet pendant 68 ans. Un poisson d’avril ? Pas du tout, malheureusement pour cet homme, auquel des centaines de solutions auraient été proposées, de la prière à l’explosion de pétards pour lui faire peur. En vain.

 

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