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Municipales en Turquie : l'opposition en tête à Istanbul

Des supporters du parti d'opposition CHP célèbrent leur victoire aux élections municipales à Ankara en Turquie, le 31 mars 2019.
Des supporters du parti d'opposition CHP célèbrent leur victoire aux élections municipales à Ankara en Turquie, le 31 mars 2019. Yasin Akgul, AFP

Défait à Ankara selon les résultats partiels des élections municipales de dimanche, le parti AKP du président turc Recep Tayyip Erdogan pourrait aussi perdre Istanbul, où le décompte des voix est très serré.

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Le Parti de la justice et du développement (AKP) de Recep Tayyip Erdogan a perdu le contrôle d'Ankara et d'Istanbul lors des élections municipales en Turquie dimanche 31 mars, selon des résultats partiels.

Le président du Haut-comité électoral (YSK) de Turquie a déclaré lundi que les résultats partiels montraient l'opposition en tête à Istanbul, alors que l'ex-Premier ministre Binali Yildirim, candidat de l'AKP, avait revendiqué la victoire dimanche soir, avant d'être imité quelques heures plus tard par le candidat de l'opposition, Ekrem Imamoglu. Celui-ci a obtenu 4 159 650 voix contre 4 131 761 pour Binali Yildirim, candidat de la majorité, a déclaré Sadi Güven, insistant toutefois que des recours étaient en cours d'examen pour un peu plus de 80 urnes.

Selon les chaînes de télévision turques, le principal candidat du Parti populaire républicain (CHP, opposition), Mansur Yavas, l'a également emporté à Ankara. Ce dernier a battu le candidat de l'AKP Mehmet Ozhaseki, avec 50,9 % des voix contre 47 % après dépouillement de 99 % des urnes.

Un revers pour Erdogan

S'ils sont confirmés, ces résultats seraient dévastateurs pour le président turc Recep Tayyip Erdogan, qui a pesé de tout son poids dans la campagne, en faisant du scrutin un plébiscite sur sa personne en pleine tempête économique. Une défaite marquerait la fin du règne de l'AKP et de ses devanciers à Istanbul, qu'ils dirigent depuis près d'un quart de siècle. Un revers d'Erdogan à Istanbul serait d'autant plus symbolique puisque c'est dans cette ville qu'il a lancé sa carrière politique en tant que maire dans les années 1990.

Dans le reste du pays, l’AKP sauve les meubles, comme le souligne Ludovic de Foucaud, correspondant de France 24. "Au niveau national, l’AKP réalise un meilleur score qu’il y a 5 ans et grignote des voix dans l’est et le sud-est du pays, notamment dans des régions kurdes", indique le journaliste.

"Au niveau national l’AKP réalise un meilleur score qu’il y a 5 ans"

L'AKP veut un recomptage des voix, l'opposition craint des fraudes

Signe toutefois qu'il ne laissera pas lui échapper les deux principales villes du pays aussi facilement, l'AKP a annoncé dans la nuit de dimanche à lundi qu'il déposerait des recours pour réexaminer la validité de dizaines de milliers de bulletins considérés comme nuls.

L'opposition, qui redoute des fraudes, a de son côté exhorté ses observateurs à "ne pas dormir lors des prochaines 48 heures" pour surveiller les bureaux de dépouillement des urnes.

Avec AFP et Reuters

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