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Au Burkina Faso, des heurts intercommunautaires avec des Peuls font plusieurs morts

Un soldat burkinabé à Ouahigouya, le 29 octobre 2018 (image d'illustration).
Un soldat burkinabé à Ouahigouya, le 29 octobre 2018 (image d'illustration). Issouf Sanogo, AFP

Après le massacre, le 23 mars, de 160 Peuls au Mali, huit personnes, dont au moins trois Peuls, ont été tuées lors de heurts intercommunautaires dimanche et lundi au Burkina Faso, à la frontière malienne.

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Quelques jours à peine après le massacre de quelque 160 habitants peuls au Mali, huit personnes, dont au moins trois Peuls, ont été tuées dimanche 31 mars et lundi 1er avril lors d'affrontements intercommunautaires au Burkina Faso, à la frontière malienne.

>> À lire : "Massacre de Peuls au Mali : les exactions n'ont 'pas une origine ethnique'"

"Dans la nuit du 31 mars au 1er avril 2019, un groupe d'hommes armés, venus de villages frontaliers du Burkina et du Ghana, ont perpétré une attaque contre le domicile du chef coutumier de Zoaga (région du centre-est). Cette attaque a fait malheureusement huit morts et quatre blessés", selon le communiqué.

Lieux sécurisés

"Cette attaque serait un rebondissement de la crise qui secoue depuis un certain temps la chefferie coutumière de cette localité" où deux camps s'opposent, indique le texte signé par le ministre Siméon Sawadogo.

"Après ce forfait, les assaillants ont pillé et incendié les boutiques du marché de Zongo, avant de se replier vers la frontière" avec le Ghana.

Les forces de défense et de sécurité ont été "immédiatement déployées dans la commune de Zoaga, pour sécuriser les lieux et rechercher les auteurs de cette attaque", a assuré Siméon Sawadogo, appelant "au calme et au sens des responsabilités de tous les acteurs locaux en vue de permettre la manifestation de la vérité et de la justice".

Fin janvier, un affrontement entre ces deux camps avaient fait trois morts, dont un ancien maire de la commune.

Des attaques de plus en plus fréquentes

Confronté depuis quatre ans à des attaques jihadistes de plus en plus fréquentes et meurtrières, le Burkina Faso enregistre également des affrontements intercommunautaires. Début janvier, 48 personnes, selon le gouvernement, et plus de 200, selon la société civile, ont été tuées lors de représailles contre la communauté peule, après l'attaque du village de Yirgou (centre) attribuée aux jihadistes.

Au Burkina Faso, tout comme au Mali, les tensions dégénèrent périodiquement en violences entre Peuls, traditionnellement éleveurs, souvent nomades et musulmans, présents dans toute l'Afrique de l'Ouest, et autochtones agriculteurs. Certains membres de la communauté peule ont rejoint des groupes jihadistes et il n'est pas rare que des populations fassent l'amalgame entre Peuls et jihadistes et opèrent des représailles sanglantes sur fond de conflits intercommunautaires.

>> À lire aussi : "Le centre du Mali abandonné à la violence des milices"

Avec AFP

 

 

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