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Dans la presse

"Les Algériens veulent le changement 'titswit'"

France 24

À la une de la presse, ce mardi 2 avril, l’engagement du président algérien Abdelaziz Bouteflika de quitter le pouvoir avant le 28 avril, date officielle de la fin de son mandat. Les résultats des municipales en Turquie, où le camp du président Erdogan perd plusieurs grandes villes. Des militants écolos tout nus au Parlement britannique. Et une culotte étonnante.

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À la une de la presse algérienne, l’engagement, annoncé hier, d’Abdelaziz Bouteflika à démissionner avant le 28 avril prochain, date de la fin de son quatrième mandat.

Le président a aussi annoncé des "mesures importantes" pour assurer la transition, et préparer la future présidentielle. Ces engagements suffiront-ils aux manifestants ? Accepteront-ils la "décantation" promise par Abdelaziz Bouteflika, sans doute avec l’accord de la haute hiérarchie militaire ? Beaucoup de questions, ce matin, à la Une de Reporters, qui se demande si les contestataires vont rester "campés sur la position d’un changement radical". "Décantation" : c’est également le terme d’El Moudjahid pour évoquer "la feuille de route institutionnelle" d’Abdelaziz Bouteflika. "Une solution consensuelle et à moindre frais pour le pays", d’après le journal officiel, qui prédit déjà que les changements annoncés seront "présentés à l’opinion publique de façon à chauffer les esprits et à pousser (les Algériens) dans la rue".

"Sous la pression de la mobilisation populaire, Bouteflika abdique." D’après El Watan, si l’opposition algérienne se félicite de l’annonce de son départ, elle perçoit en revanche le "gouvernement de transition" qu’il a nommé comme "une opération de replâtrage". "L’annonce de la démission de Bouteflika ne résout pas la crise", confirme TSA, qui souligne la "fragilité" du "consensus" entre le clan présidentiel et l’armée – comme en témoigneraient les poursuites judiciaires engagées, ces dernières heures, contre des hommes d’affaires proches d’Abdelaziz Bouteflika. Réactions passablement mitigées, donc, de l’opposition, partagée entre le soulagement de tourner enfin la page Bouteflika – à voir avec le dessin de Hic, qui a jeté aux ordures tout ce qu’incarne le futur ex-président, notamment ces portraits brandis constamment en son absence. Soulagement donc, mais aussi et surtout, beaucoup d’impatience. "Bouteflika se donne jusqu’au 28 avril pour démissionner", note le dessinateur Dilem. "Non, titswit", demande la foule.

En France, Libération retrace le parcours d’Abdelaziz Bouteflika, "une carrière flamboyante, à l’épilogue pathétique". Figure majeure de l’indépendance et président depuis 1999, le chef de l’État algérien serait devenu "le symbole fantomatique d’un pouvoir sclérosé", selon Libé, qui raconte tour à tour "le diplomate séduisant et le président contesté" – un dirigeant qui a marqué l’histoire de son pays pendant soixante ans.

Son pouvoir commence-t-il à être ébranlé lui aussi ? En Turquie, Recep Tayyip Erdogan et son parti, l’AKP, ont subi plusieurs défaites symboliques aux municipales de dimanche. Alors que le camp présidentiel a perdu la capitale, Ankara, mais aussi Adana, Antalya, Mersin, et qu’il risque une défaite à Istanbul, Daily Sabah assure que le parti "enregistre un nombre croissant de victoires", remportant 575 municipalités sur 1046 au total. "Un nouveau triomphe à ajouter à la liste des réussites de l’AKP", dixit la version anglaise du quotidien turc, qui rapporte que le pouvoir ne souhaite pas cependant s’attarder sur ces victoires. Le journal explique que "les élections sont passées, et qu’il est temps, désormais, de se tourner vers l’avenir". "Les médias occidentaux clamaient qu’Erdogan allait subir une défaite cinglante à cause des attaques en cours contre l’économie turque, et la menace permanente du terrorisme – finalement, l’électorat turc leur a donné tort, et le grand gagnant, à l’arrivée, est la démocratie turque", assène Daily Sabah.

Les médias étrangers font effectivement une tout autre analyse de la situation. The National, à Abou Dhabi, évoque un "choc électoral" et la perte du contrôle des grandes villes, sur fond "d’irrégularités électorales". "Double claque pour Erdogan à Istanbul et Ankara", titre L’Orient-Le Jour. Le quotidien libanais rappelle qu’Istanbul est considérée comme le "joyau de la couronne de Recep Tayyip Erdogan, qui en a été le maire, et en a fait la vitrine de ses méga-projets d’infrastructures". Au moment où nous écrivons ces lignes, le candidat de l’opposition y est crédité d’une courte avance sur l’ex-Premier ministre Binali Yildirim. "La chute du sultan", annonce déjà La Repubblica. Le journal italien, qui parle d’un "coup dur" pour Erdogan, attribue principalement ses revers à la crise économique en Turquie.

On ne se quitte pas là-dessus. Alors que les parlementaires britanniques continuent de se déchirer à 10 jours du Brexit, ils se sont vu offrir une occasion inattendue de se distraire un peu. D’après The Guardian, des manifestants contre le réchauffement climatique sont parvenus à interrompre leurs débats en s’exhibant quasiment nus dans l’enceinte du Parlement. À ces militants écolos nus comme des vers, on peut toutefois suggérer, histoire de préserver les âmes les plus sensibles, de se couvrir un peu, et pourquoi pas, de cette ravissante culotte en jean – LA tendance du moment, disponible pour la modique somme de 290 euros, selon le Huffington Post. Car oui, on peut aimer "en même temps" l’écologie et la mode.

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