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Dans la presse

"Vente d'armes à l'Arabie saoudite, le débat interdit ?"

France 24

Dans la presse, mardi 2 avril, les révélations du Washington Post sur les compensations financières offertes par l’Arabie saoudite aux enfants de Jamal Khashoggi, ce journaliste saoudien assassiné en Turquie il y a six mois, jour pour jour. Le débat sur les ventes d’armes au royaume, impliqué dans un conflit meurtrier au Yémen. L’ouverture du procès, prévu demain, en Malaisie, de l’ex-Premier ministre Najib Razak. Des militants (quasiment) nus au parlement britannique. Et une culotte.

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Dans la presse, ce matin, ces révélations du Washington Post, qui affirme que les enfants de Jamal Khashoggi, assassiné il y a six mois jour pour jour en Turquie, ont été indemnisés par l’Arabie saoudite.

Le quotidien américain, dont le journaliste saoudien était un contributeur régulier, révèle que ses quatre enfants ont reçu chacun des maisons valant plusieurs millions de dollars et perçoivent chaque mois près de 10 000 dollars, voire plus, de la part des autorités saoudiennes. Des informations livrées par des officiels saoudiens et des proches de la famille de Jamal Khashoggi, d’après The Washington Post, qui précise que ces compensations financières ont été "approuvées" l’année dernière par le roi Ben Salmane, le père du prince héritier Mohammed Ben Salmane, que les services de renseignement turcs et américains accusent d’être le commanditaire de cet assassinat.

>> À voir : Hatice Cengiz, fiancée de Khashoggi : "Je voudrais savoir qui a donné l'ordre de tuer Jamal"

Si les médias américains peuvent librement enquêter sur l’affaire Khashoggi, le simple fait de publier une photo de leur confrère assassiné peut en revanche valoir beaucoup d’ennuis aux journalistes pakistanais, d’après Le Figaro, qui rapporte qu’une enquête a été lancée contre six d’entre eux, pour avoir posté une photo de Jamal Khashoggi sur les réseaux sociaux, lors de la visite de MBS en février dernier à Islamabad, une info que le quotidien dit tenir de Reporters sans frontières. L’ONG française, qui se dit "consternée" par ces cas "d'intimidation", affirme que l'ordre d'enquête aurait été émis le 13 mars dernier, ce que le ministère de l'Intérieur pakistanais n’a pas confirmé pour le moment.

L’assassinat de Jamal Khashoggi a suscité l’indignation internationale. Beaucoup de critiques, également, notamment en France, sur les ventes d’armes à l’Arabie saoudite, impliquée dans un conflit meurtrier au Yémen. Alors que l’Allemagne a annoncé, la semaine dernière, la prolongation de six mois de l’arrêt des exportations d’armes vers le royaume, décision prise au moment de l’assassinat de Jamal Khashoggi, la France continue de vendre et de livrer des armes à la coalition arabe au Yémen, et notamment à l’Arabie saoudite. Un choix dénoncé par L’Humanité, qui déplore aussi que "la discussion démocratique" sur le sujet soit "totalement bâillonnée". D’après le quotidien français, la France insoumise et les communistes auraient tenté d’alerter l’opinion et les parlementaires sur la question, mais ils se seraient heurtés à "une forme de tabou" qui se serait "institué dans les plus hautes sphères de l’État". Un "tabou" dont la France n’aurait toutefois pas le monopole, d’après L’Huma, qui rappelle que la bonne volonté du jeune gouvernement espagnol s’était heurtée, elle aussi, au "mur de la Realpolitik", en septembre 2018, lorsqu’après avoir annoncé son refus de livrer 400 bombes à tête chercheuse à l’Arabie saoudite, Madrid recevait dès le lendemain un message du royaume menaçant d’annuler un autre contrat d’1,8 milliard d’euros. Des menaces qui avaient eu raison des bonnes intentions espagnoles.

Dans la presse également, l’ouverture, prévue mercredi, du procès de l'ex-Premier ministre malaisien, Najib Razak, accusé de corruption, pour avoir accepté des millions d'euros de pots-de-vin. Deux dates font la Une du Star : le 3 avril 2009, date de l’intronisation de l’ex-Premier ministre, que ce scandale a finalement contribué à faire chuter aux élections de mai dernier, et le 3 avril 2019, la date prévue, donc, de sa comparution devant la justice. La date prévue, c’est important de le préciser, car Najib Razak tente par tous les moyens d’éviter ce procès et multiplie les recours, qui lui ont déjà permis de le repousser ces derniers mois. Au point que The New Straits Times se demande si ce ne sera pas de nouveau le cas cette fois-ci.

On ne se quitte pas là-dessus. Alors que les parlementaires britanniques continuent de se déchirer, à 10 jours du Brexit, ils se sont vu offrir hier une occasion inattendue de se distraire un peu. D’après The Guardian, des manifestants contre le réchauffement climatique sont parvenus à interrompre leurs débats en s’exhibant au Parlement dans le plus simple appareil, ou presque. On peut toutefois suggérer à ces militants écolos de se couvrir davantage la prochaine fois, afin de préserver les âmes les plus sensibles et les yeux les plus chastes. Et pourquoi pas, de se couvrir d’une ravissante culotte en jean. C’est LA tendance du moment, disponible pour la modique somme de 290 euros, d’après le Huffington Post. Car oui, on peut aimer "en même temps" l’écologie et la mode.

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