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Pour Michel Barnier, un Brexit sans accord devient "chaque jour plus probable"

Michel Barnier, le négociateur de l'UE pour le Brexit, au Parlement européen, à Bruxelles, le 2 avril 2019.
Michel Barnier, le négociateur de l'UE pour le Brexit, au Parlement européen, à Bruxelles, le 2 avril 2019. Emmanuel Dunand, AFP

Une sortie sans accord du Royaume-Uni de l'UE devient "chaque jour plus probable", a mis en garde le négociateur de l'UE pour le Brexit, Michel Barnier, au lendemain d'une nouvelle série de votes indicatifs à la Chambre des communes.

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Une fois de plus, le Parlement britannique a rejeté lundi des alternatives proposées à l’accord de Brexit du gouvernement. Face à cette nouvelle impasse, Michel Barnier, le négociateur de l’Union européenne pour le Brexit, a déclaré qu’une sortie sans accord du Royaume-Uni était désormais plus qu’envisageable.

"Un Brexit sans accord n'a jamais été mon souhait mais il devient chaque jour plus probable", a-t-il affirmé lors d'une conférence organisée par le think tank EPC, à Bruxelles. "L'UE des 27 (c'est-à-dire tous les États membres de l'Union excepté le Royaume-Uni, NDLR) est maintenant prête" à cette éventualité, a-t-il prévenu.

"Ce traité est et sera le seul"

"N'oublions pas d'abord que nous avons déjà un accord, et il a été conclu par Theresa May, le gouvernement britannique, le Conseil européen et le Parlement européen le 25 novembre dernier, il y a quatre mois", a rappelé Michel Barnier.

"Nous avons essayé de faire en sorte que le Royaume-Uni puisse quitter l'UE le 29 mars, comme le Royaume-Uni l'avait prévu... Si le Royaume-Uni veut toujours quitter l'UE d'une manière ordonnée, cet accord, ce traité, est et sera le seul", a-t-il continué.

"Si le gouvernement britannique ne vote pas en faveur de l'accord de retrait dans les prochains jours, il ne restera plus que deux options : partir sans accord ou demander une prorogation plus longue de la période de l'article 50. Ce serait la responsabilité du gouvernement britannique de choisir entre ces deux options", a-t-il ajouté.

Faute de parvenir à faire adopter l'accord de retrait, Theresa May devra se résoudre à une sortie sans accord, à organiser des élections anticipées ou à demander à l'Union européenne un long report du Brexit. Dans ce dernier cas, il faudra que le Royaume-Uni organise des élections européennes, ce que ni Londres ni Bruxelles ne souhaitent vraiment.

Selon le quotidien The Sun, les ministres les plus favorables au Brexit devraient demander à Theresa May qu'elle fixe une date butoir pour trouver une solution à la question de la frontière nord-irlandaise et à la clause de sauvegarde. Faute d'accord sur ce point, le Royaume-Uni quittera l'Union sans accord le 12 avril.

La série de votes indicatifs organisés lundi a permis l'émergence d'une nouvelle piste, celle d'un maintien du Royaume-Uni au sein de l'union douanière. Rejetée à trois voix seulement, cette solution permettrait de résoudre la question de l'Irlande du Nord dont le territoire ne serait pas soumis à une législation différente de celle de la Grande-Bretagne.

Avec AFP et Reuters

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