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Crise politique au Canada : deux ex-ministres exclues du parti de Trudeau

Le Premier ministre canadien lors d'une conférence de presse, le 27 février 2019.
Le Premier ministre canadien lors d'une conférence de presse, le 27 février 2019. Lars Hagberg, AFP

Les deux ex-ministres à l'origine des accusations d'ingérence du Premier ministre canadien, Justin Trudeau, dans une affaire de corruption d'une société canadienne en Libye ont été renvoyées du Parti libéral au pouvoir.

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Au centre de la pire crise politique du mandat de Justin Trudeau, deux ex-ministres ont été exclues du Parti libéral au pouvoir au Canada, a annoncé mardi 2 avril le Premier ministre canadien.

Jody Wilson-Raybould, ex-ministre de la Justice, et Jane Philpott, ex-ministre du Budget, ont toutes deux été expulsées du groupe parlementaire libéral, après avoir démissionné, sur fond d'allégations d'ingérence politique du Premier ministre et de son entourage dans une affaire judiciaire.

"Qu'il s'agisse d'enregistrer des conversations sans consentement ou d'exprimer à maintes reprises un manque de confiance envers notre gouvernement et envers moi-même, il est devenu évident que Mme Wilson-Raybould et Dr. Philpott ne peuvent plus faire partie de notre équipe libérale", a annoncé Justin Trudeau devant les membres de son parti.

Une conversation enregistrée à l'insu d'un haut fonctionnaire

Le Premier ministre et son entourage sont confrontés depuis deux mois à une grave crise politique, après avoir été accusés par Jody Wilson-Raybould d'avoir exercé sur elle des pressions "inappropriées" pour éviter un procès au groupe canadien SNC-Lavalin, accusé de corruption en Libye.

Vendredi, la publication de documents fournis par Jody Wilson-Raybould à une commission parlementaire chargée d'enquêter sur l'affaire, parmi lesquels une conversation téléphonique avec le plus haut fonctionnaire du Canada qu'elle a enregistrée à son insu, a relancé l'affaire.

Pour sa part, Justin Trudeau dément être intervenu de manière "inappropriée" auprès de son ancienne ministre de la Justice, mais a admis avoir de "nombreuses leçons à tirer" de l'affaire SNC-Lavalin.

Le chef du gouvernement canadien a assuré avoir seulement demandé à l'ex-ministre de chercher un avis juridique externe sur l'opportunité de conclure avec SNC-Lavalin un accord à l'amiable, comme la loi l'y autorise, afin de lui éviter une condamnation pénale qui compromettrait son avenir.

Avec AFP

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