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Élimination en Coupe, imbroglio Genesio... soirée cauchemardesque pour l'OL

Bruno Genesio, plus que jamais menacé sur le banc de l'Olympique Lyonnais.
Bruno Genesio, plus que jamais menacé sur le banc de l'Olympique Lyonnais. Jeff Pachoud, AFP

Éliminé par Rennes en demie de la Coupe de France, l'OL a vécu une soirée compliquée, mardi soir. Alors qu'il souhaitait annoncer la prolongation de son entraîneur Bruno Genesio, le président Aulas a finalement rétropédalé malgré la colère générale.

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C'est un véritable psychodrame qui s'est joué, mardi 2 avril, au Parc OL : Rennes s'y est brillamment qualifié pour la finale de la Coupe de France, aux dépens de Lyon (3-2), passé totalement à côté de sa demi-finale. Et dans la foulée, Jean-Michel Aulas a annoncé qu'il déciderait "en fin de saison" du sort de son entraîneur, Bruno Genesio, dont l'actuel contrat expire en juin. Un pied de nez aux groupes de supporters qui réclament depuis de longs mois le départ du coach.

"Si on était en finale de Coupe de France - ce qui n'est plus le cas - et si on était sur le podium, alors j'aurais annoncé une prolongation de deux ans pour Bruno", a exposé Aulas, qui s'est par ailleurs dit "catastrophé par la performance" de ses joueurs.

"Bruno est le plus malheureux car il a l'institution dans la peau, des bonnes performances, a poursuivi JMA. Mais il est respectueux des engagements qu'on s'était donnés. On prendra une décision en fin de saison".

"Pour l'instant c'est la déception de l'élimination que je vis, a commenté Genesio, assis à ses côtés et abattu. J'ai toujours dit que les intérêts personnels passaient après le club. Je ne vais pas faire exception."

"Il reste huit matches de championnat et je vais tout donner pour laisser le club en l'état où je l'ai trouvé, à savoir qualifié en Ligue des champions, a complété le coach. Parce que pour moi, c'est ça le plus important. La troisième place peut être qualificative pour la Ligue des champions comme l'année dernière, donc pour l'instant on est troisième sans être maître de notre destin".

Bronca

C'est un échec terrible. L'équipe lyonnaise est sortie sous les sifflets des virages avec des appels à la démission de Genesio. Le reste du stade s'est vidé en quelques minutes sans un bruit. L'absence de trophée depuis 2012 est l'un des principaux griefs.

Drôle d'ambiance. Hormis à l'annonce des équipes, où le nom de l'entraîneur a été, comme d'habitude, sifflé par une partie du public, il n'y a pas eu la fronde redoutée des spectateurs même si l'ambiance a été loin, comme souvent, de pouvoir porter les Lyonnais malgré la présence de 47 195 spectateurs.

Pourtant, l'OL, mené deux fois à la marque a su égaliser à deux reprises avec un but de Bertrand Traoré (47) et un autre sur penalty de Moussa Dembélé (74).

Les Rennais ont pris l'avantage peu avant la mi-temps par M'Baye Niang à la réception d'un centre de la droite d'Ismaïla Sarr (40) puis par Benjamin André sur un corner joué par Hatem Ben Arfa (55). Les deux fois, le défenseur brésilien Marcelo est totalement passé au travers.

Le coup de grâce de Bensebaïni

En fin de partie, c'est l'arrière gauche Ramy Bensebaïni qui a porté le score à 3-2 pour envoyer Rennes au Stade de France où il affrontera le vainqueur du match Paris SG-Nantes, le 27 avril.

Globalement, les Lyonnais ont été trop timorés en première période à l'image de Nabil Fekir qui n'a pas du tout pesé sur la rencontre. Hormis son but sur penalty, Dembélé a manqué de justesse dans ses actions. Lyon a semblé pourtant reprendre le match à son compte avec l'entrée de Memphis Depay (69) et un changement de dispositif avec un 4-3-3 au lieu du 4-4-2 initial.

De leur côté, les Rennais ont su livrer un match sérieux et ont pu compter, notamment en première période sur la sûreté de leur gardien Tomas Koubek, présent sur des tentatives de Dembélé (30), Fekir (34, 36), Traoré (45) ou Lucas Tousart (45+2). Ils ont en outre souvent été dangereux sur les contres.

Mais de son côté, le portier lyonnais, Anthony Lopes a évité une désillusion encore plus cruelle à son équipe en intervenant dès la 5e minute devant Niang (ce qui lui laissera des traces de crampons sur le visage) ou sur un tir de Ben Arfa (55).

Pour Lyon, la quête de la 2e place de L1 est désormais primordiale et la victoire contre Dijon, samedi au Parc OL, apparaît impérative dans la perspective de pouvoir rattraper Lille qui compte quatre points d'avance.

Avec AFP

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