Accéder au contenu principal

Carlos Ghosn se dit prêt à "dire la vérité" le 11 avril

Carlos Ghosn après un rendez-vous avec son avocat japonais à Tokyo, le 12 mars 2019.
Carlos Ghosn après un rendez-vous avec son avocat japonais à Tokyo, le 12 mars 2019. Issei Kato, Reuters

Resté silencieux jusque-là, l'ex-patron de Renault et de Nissan, Carlos Ghosn, envisage de s'exprimer sur les accusations de fraudes et d'abus de confiance qui pèsent sur lui. Il s'est dit sur Twitter "prêt à dire la vérité" le 11 avril.

Publicité

L'ancien PDG de Renault et ancien président de Nissan, Carlos Ghosn, se prépare à "dire la vérité". C’est ce qu’a déclaré le dirigeant mercredi 3 avril sur Twitter.

"Je suis prêt à dire la vérité sur ce qui se passe. Conférence de presse le jeudi 11 avril", annonce Carlos Ghosn dans un message publié sur son compte Twitter. Le compte qui a été créé au mois de mars et ne comporte qu'un seul message a été déclaré authentique par le réseau social.

Carlos Ghosn, qui a passé plus de cent jours en détention, a été remis en liberté contre une caution de 9 millions de dollars début mars. Les termes de sa libération conditionnelle prévoient qu'il n'est pas autorisé à utiliser Internet. Il est donc possible que le message publié sur son compte Twitter ait été écrit par quelqu'un d'autre en son nom.

L'annonce de sa prochaine conférence de presse a été confirmée par son porte-parole. En revanche, contactés par l'AFP, ses avocats japonais n'ont pas confirmé l'information, et les autres représentants de Carlos Ghosn n'ont pu être joints. "Il va bien et réfléchit soigneusement à la déclaration qu'il veut faire, cela surviendra dans un futur proche", avait déclaré mardi à la presse son avocat Me Jun'ichiro Hironaka. "Parce que sa portée sera significative, il prend le temps de bien préparer [une conférence de presse très attendue]".

Tokyo envisage de nouvelles poursuites contre Ghosn

La prise de parole de Carlos Ghosn via le réseau social intervient alors que la presse japonaise rapporte que le parquet de Tokyo a pour intention d'engager de nouvelles poursuites contre l'ex-président de Nissan pour abus de confiance aggravé, en lien avec des paiements suspects effectués à un partenaire commercial du constructeur à Oman, au Moyen-Orient.

Selon le journal Yomiuri citant des sources intervenant dans le dossier, le parquet travaille sur une affaire de paiements suspects à un partenaire installé à Oman et des poursuites pourraient être engagées pour abus de confiance aggravé.

Renault alerte la justice française pour des paiements suspects

Arrêté en novembre 2018 au Japon, Carlos Ghosn fait l'objet de poursuites au pénal pour avoir omis de déclarer environ 82 millions de dollars (soit 73 millions d'euros) de salaire et pour avoir transféré temporairement à Nissan des pertes financières personnelles durant la crise financière mondiale.

Les avocats de Carlos Ghosn ont demandé mardi à la justice japonaise de dissocier le procès de leur client de celui de son ex-bras droit, Greg Kelly, et de celui de Nissan, arguant qu'il n'aurait pas sinon un procès équitable.

Par ailleurs, le conseil d'administration de Renault a pris acte, mercredi 3 avril, de la décision de Carlos Ghosn de démissionner de son mandat d'administrateur à la date de l'assemblée générale.

Le constructeur a alerté la justice française après avoir découvert l'existence de paiements suspects à un partenaire commercial de l'alliance Renault-Nissan remontant à l'ère Carlos Ghosn, a appris Reuters.

Avec AFP et Reuters

Page non trouvée

Le contenu auquel vous tentez d'accéder n'existe pas ou n'est plus disponible.