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Le Parlement européen vote l'exemption de visas pour les Britanniques après le Brexit

La douane française à la gare maritime de Dieppe, dans le nord de la France.
La douane française à la gare maritime de Dieppe, dans le nord de la France. Charly Triballeau, AFP

Le Parlement européen a voté jeudi l'exemption de visas pour les Britanniques effectuant de courts séjours dans l'Union européenne après le Brexit, et ceci même en l'absence d’accord entre Londres et Bruxelles.

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Les touristes britanniques pourront continuer de circuler librement au sein de l’Union européenne. Le Parlement européen a en effet approuvé jeudi 4 avril l'exemption de visas pour les Britanniques effectuant de courts séjours dans l'UE après le Brexit, y compris en cas d'absence d'accord.

Texte approuvé par 502 voix pour, 81 contre

Cette exemption sera appliquée sous réserve de réciprocité de la part des autorités britanniques, et sera applicable dans tous les pays de l'UE (sauf l'Irlande qui dispose de son propre arrangement bilatéral avec le Royaume-Uni) et dans les pays associés à l'espace Schengen (Islande, Liechtenstein, Norvège et Suisse).

Le texte a été approuvé par 502 voix pour, 81 contre et 29 abstentions.

La négociation entre Européens de ce point sensible pour les millions de touristes britanniques qui traversent régulièrement la Manche a été marquée par une controverse sur un point annexe du texte.

Elle a été provoquée par le fait que les États membres ont rajouté dans une note de bas de page, à la demande de l'Espagne, une référence à Gibraltar comme une "colonie de la couronne britannique".

Désaccord sur Gibraltar

Cette référence a ravivé un désaccord de longue date entre l'Espagne et le Royaume-Uni sur Gibraltar, ce territoire de 6,8 km² cédé par Madrid en 1713 à la couronne britannique, mais dont l'Espagne revendique la souveraineté.

Le rapporteur de la commission chargée d'examiner le texte au Parlement européen, le Britannique Claude Moraes, qui refusait d'accepter le passage controversé sur Gibraltar, a fini par être remplacé lundi sous la pression des États membres, ont indiqué des sources diplomatiques à l'AFP.

"Il n'est un secret pour personne que les négociations étaient bloquées à cause du cas de Gibraltar, mais au final, le Parlement a pris ses responsabilités et a placé les intérêts des citoyens au premier plan", a tonné l'eurodéputé bulgare social-démocrate Sergei Stanishev, qui a remplacé Claude Moraes, en fustigeant "l'approche irresponsable" du Conseil.

La note de bas de page a été maintenue dans le texte de compromis, Sergei Stanishev arguant de la nécessité de faire passer rapidement la législation à l'approche du 12 avril, nouvelle date butoir du Brexit.

La législation "devra être publiée au Journal officiel de l'UE d'ici au 12 avril, afin de se préparer à un possible Brexit sans accord à cette date", a souligné le Parlement dans un communiqué.

Avec AFP

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