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"Blanche comme neige": le conte de Grimm revisité avec Isabelle Huppert

L'actrice Isabelle Huppert à Barcelone le 5 janvier 2019
L'actrice Isabelle Huppert à Barcelone le 5 janvier 2019 AFP/Archives
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Paris (AFP)

Dans "Blanche comme neige", en salles mercredi, la réalisatrice Anne Fontaine revisite le célèbre conte des frères Grimm dans une version moderne, dans laquelle sept hommes tombent sous le charme de Blanche-Neige, incarnée par Lou de Laâge, tandis qu'Isabelle Huppert se glisse dans la peau de la marâtre.

Classique parmi les classiques, "Blanche-Neige" a été de multiples fois adapté au cinéma, notamment par Disney dans le célèbre long métrage d'animation de 1937.

Ici, la réalisatrice fait le pari de s'inspirer de ce conte universellement connu pour aborder le thème de l'émancipation féminine, à travers l'histoire d'une jeune femme qui va peu à peu se libérer, de manière à la fois charnelle et sentimentale.

"Je venais de réaliser deux films plutôt sombres (+Les Innocentes+ et +Marvin+). J'ai eu envie de créer un personnage féminin qui s'émancipe et aborde la sensualité sans notion moralisatrice ou mortifère. Une fille libre d'envisager des relations différentes, partageuse, avec un goût, un désir et un appétit emplis de joie de vivre et dont la gaieté et l'humour seraient communicatifs", explique la réalisatrice dans le dossier de presse du film.

Dans ce long métrage atypique et déconcertant, construit en trois chapitres, la très belle Claire (Lou de Laâge) suscite la jalousie de sa belle-mère Maud (Isabelle Huppert), qui découvre que son amant (incarné par Charles Berling) est amoureux de sa belle-fille. Elle décide alors de la faire tuer.

Mais son plan échoue et Claire est sauvée par un homme qui la recueille dans sa ferme avec son frère jumeau. Elle va alors susciter l'émoi du village, avant que sa belle-mère ne la retrouve.

Incarnés par Damien Bonnard - qui joue deux personnages, les frères jumeaux -, Jonathan Cohen, Vincent Macaigne, Benoît Poelvoorde, Pablo Pauly et Richard Fréchette, les sept hommes sont autant de versions des sept nains de "Blanche-Neige".

"Il y avait quelque chose de jubilatoire à mêler la trajectoire de cette jeune femme moderne aux codes d'un récit qui fait partie de l'imaginaire collectif et auquel on peut facilement s'identifier", souligne la réalisatrice de "Nettoyage à sec", qui dit avoir voulu montrer "une +Blanche-Neige+ rock'n'roll, ancrée dans un monde réel, mais déconnectée du naturalisme. Très loin de la femme sacrifiée qui fait le ménage, la cuisine et se retrouve totalement aliénée par les nains".

Vendu dans plus de 50 pays, dont les Etats-Unis, le film sera également présenté en compétition au Festival du film de Tribeca à New York.

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