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Débat France 24/RFI des têtes de listes aux européennes : les moments forts

Le débat des têtes de liste aux élections européennes était animé par Caroline de Camaret et Frédéric Rivière.
Le débat des têtes de liste aux élections européennes était animé par Caroline de Camaret et Frédéric Rivière. Kenzo Tribouillard, AFP

Cinq candidats, 1h30 d'échanges sur l’économie, les frontières et la politique agricole commune. France 24 revient sur les moments clés du débat entre les têtes de liste aux européennes, diffusé mardi sur notre antenne et sur RFI.

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Un débat enrichissant dans une ambiance courtoise. Les cinq têtes de liste aux élections européennes sont sorties des locaux de France 24 avec le sourire, soulagés d’avoir pu aborder les questions économiques et écologiques. "Le cadre du débat a permis de s’interpeller entre candidats", a estimé Manon Aubry de la La France Insoumise (LFI). "On n’était pas chacun dans son couloir à débiter des punchlines", s’est aussi réjoui Raphael Glucksmann (Place Publique - Parti socialiste). Pour sa part, Nathalie Loiseau (Les Républicains) n’a pas souhaité réagir à l’issue de la rencontre.

>> À voir ou à revoir : "L'intégralité du débat des têtes de liste aux élections européennes"

L’ancienne ministre des Affaires européennes a été à plusieurs reprises au centre des critiques, notamment sur la fermeture de la frontière franco-italienne, ou encore sur le refus de faire accoster l’Aquarius. Des critiques qui lui ont valu d’être qualifiée de "complice de Matteo Salvini", le vice-président du conseil italien et leader de la Ligue, par Manon Aubry (LFI) et de Yannick Jadot (Europe Écologie - Les Verts). "J’ai fait barrage à Matteo Salvini, s’est-elle défendu en dénonçant l'alliance de ce dernier avec le Rassemblement National de Marine Le Pen. Je ne m’allie pas avec ceux qui attaquent mon pays", a-t-elle ajouté faisant référence aux propos de l’homme fort de Rome, qui a qualifié Emmanuel Macron de "très mauvais président".

Nathalie Loiseau a également été pressée par Raphaël Glucksmann de justifier les propos du ministre de l'Intérieur, Christophe Castaner, qui avait déploré vendredi que des ONG ait "pu se faire complices" des passeurs. Elle a affirmé qu'il n'y avait pas "un bénévole d'ONG qui ne soit pas sincère". "Ce que j'ai vu aussi, c'est que les passeurs en profitent", a fait valoir la candidate LREM, en déplorant par ailleurs qu'une opération de sauvetage de migrants soit actuellement "bloquée à cause de monsieur Salvini".

Nathalie Loiseau, cible des critiques

Jordan Bardella absent

Les cinq candidats – le candidat de Rassemblement national, Jordan Bardella, ayant finalement refusé de participer au débat estimant que l'organisation n'était pas satisfaisante – ont affiché leurs divergences sur les aspects économiques. Pour justifier la situation de la zone euro, dont la croissance est de 1,9 % alors que celle de la France est plus faible (1,6 %), Nathalie Loiseau a dénoncé les "divergences sur le plan fiscal comme sur le plan social entre les pays de l'Union européenne" et a appelé à une Europe plus protectrice, tandis que Yanick Jadot a, lui, insisté sur la priorité des investissements verts. "Être souverain, c'est choisir l'économie qu'on veut développer. On veut une économie 100 % renouvelable, sans pesticides, créatrice d'emplois", a-t-il lancé.

Étonnamment, le sujet de la politique agricole commune (PAC) a suscité beaucoup d’échanges sur le plateau de France 24. "La PAC, c’est 9 milliards par an pour notre pays. Aujourd’hui, le résultat de ces 9 milliards d’euros, c’est un suicide tous les deux jours”, a dénoncé l’eurodéputé EELV qui a plaidé, tout comme Raphael Glucksmann, pour une réorientation de ce budget en faveur des agriculteurs, afin de les accompagner à sortir des pesticides et mettre fin au glyphosate.

De ce sujet a découlé la sortie des traités, un point largement défendu par Manon Aubry. La candidate LFI de 29 ans souhaite rouvrir les traités, faire pression pour ne pas avoir respecté les règles du pacte de stabilité de 3 % de déficit. Face à elle, François-Xavier Bellamy (LR) préfère rester dans les clous. Quant à Raphaël Glucksmann, il se veut critique, mais pas au point de les modifier.

Le décryptage de Caroline de Camaret
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