Accéder au contenu principal

Theresa May en quête de soutiens à Berlin et à Paris pour un nouveau report du Brexit

Emmanuel Macron, la Première ministre britannique, Theresa May et la Chancelière allemande,  Angela Merkel à Sofia en Bulgaria, le 17 mai 2018.
Emmanuel Macron, la Première ministre britannique, Theresa May et la Chancelière allemande, Angela Merkel à Sofia en Bulgaria, le 17 mai 2018. Stoyan Nenov, REUTERS

Au lendemain du vote du Parlement britannique contre un "no deal", Theresa May se rend, mardi, à Berlin puis à Paris, avec l'espoir d'obtenir les soutiens d'Angela Merkel et d'Emmanuel Macron pour un nouveau report du Brexit jusqu'au 30 juin.

PUBLICITÉ

Theresa May est attendue, mardi 9 avril, à Berlin puis Paris, à la veille d'un sommet européen crucial, pour réclamer un second ajournement du Brexit.

Initialement prévue le 29 mars, la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne a déjà été reportée au 12 avril. Mais faut d'obtenir l'appui des députés britanniques pour faire adopter l'accord de divorce, elle plaidera auprès des dirigeants européns un report jusqu'au 30 juin.

>> À voir : "Le Brexit tourne à la farce"

Sa demande, examinée mercredi lors d'un sommet extraordinaire, devra recevoir l'aval unanime des 27autres pays de l'UE. C'est pourquoi la dirigeante conservatrice part en quête de soutiens, en rencontrant la chancelière Angela Merkel à Berlin puis le président Emmanuel Macron à Paris.

Si pour Steffen Seibert, porte-parole d'Angela Merkel, "il y a de bonnes raisons de se parler alors que le Royaume-Uni et l'UE à 27 se trouvent dans une situation difficile, brûlante", la présidence française a jugé "un peu prématurée" la demande de report, expliquant attendre un "plan crédible" de Londres la justifiant.

Ironie de la situation, le gouvernement britannique a été contraint d'annoncer lundi soir qu'il organiserait des élections européennes le 23  mai, près de trois ans après le référendum de 2016 qui a décidé de la sortie du Royaume-Uni de l'UE.

Un report "féxlible" d'un an maximum

Les dirigeant européens avaient déjà refusé en mars d'accorder aux Britanniques un sursis jusqu'au 30 juin, en raison de la tenue des élections européennes du 23 au 26 mai. Si le Royaume-Uni se prépare désormais au scrutin européen, il espère toujours quitter l'UE avec un accord avant le 22 mai.

>> À lire : De plus en plus de Britanniques souffrent de "strexit"

De son côté, le président du Conseil européen, Donald Tusk, s'apprêterait, selon un haut responsable européen, à suggérer un report "flexible" d'un an maximum. Ce surcis donnerait le temps au Royaume-Uni de surmonter la crise politique qui le paralyse. Il pourrait être raccourci en cas de feu vert des députés britanniques au Traité de retrait de l'UE.

L'Irlande craint un "no deal"

Toutefois, la menace d'un divorce brutal semble prévaloir sur ces craintes. "Personne ne s'oppose vraiment à la flextension de Tusk", assure un diplomate.

"Nous sommes ouverts à prolonger le délai", a déclaré le Premier ministre irlandais Leo Varadkar, dont le pays sera l'un de ceux qui auront le plus à souffrir en cas de "no deal". Il avait jugé que les pays qui utiliseraient leur veto "ne seraient pas pardonnés", étant donné les graves conséquences d'une sortie britannique sans accord.

>> À lire : Brexit : Londres à court d'options ?

Bien qu'il ait rejeté trois fois l'accord de sortie de Theresa May, le Parlement britannique a aussi voté contre un "no deal". Pour éviter ce scénario, la Chambre des Lords, haute chambre du Parlement, a entériné lundi soir une proposition de loi des députés visant à obliger légalement la cheffe du gouvernement à repousser le Brexit si les parlementaires n'arrivaient pas à surmonter leurs divergences et à se mettre d'accord sur ses modalités.

Face à un Parlement divisé, la Première ministre avait promis sa démission si son accord était approuvé, espérant rallier les députés de son parti qui souhaitent la voir partir. Sans résultat. Depuis quelques jours, elle cherche à trouver une solution avec l'opposition travailliste.

Mais les discussions semblent mal engagées. "Le problème est que le gouvernement n'a pas fait bouger ces lignes rouges initiales", a déclaré lundi Jeremy Corbyn, chef du Labour.

Avec AFP

Cette page n'est pas disponible.

Il semblerait qu'il y ait une erreur de notre côté et que cette page ne soit pas disponible. Nos équipes vont se pencher sur la question pour résoudre ce problème au plus tôt.